Article posté par Karine Grande
Jeudi 26 Janvier 2012

Communiquer par le sketch

C’est en ouvrant une plaque de chocolat CAMINO que j’ai réalisé combien le sketch avait pris une place prépondérante dans nos vies et ce, pour expliquer toutes sortes de concepts.

Dans le cas de Camino, on emploie le dessin schématique (le sketch) pour expliquer la philosophie de la société en une équation: “Produire un chocolat biologique qui suit les règles du commerce équitable, encourage le développement durable.”

Sur le papier d’emballage, la démarche est décrite en six mots et trois dessins.
Je l’ai décrite en 15 mots.
Six mots à traduire dans différentes langues au lieu de 15, on voit déjà l’avantage de prôner les associations texte-illustration.

Quant aux 3 croquis, rien à traduire. S’ils ont été testés dans les règles de l’art, les images sont assez explicites pour être diffusées internationalement et être comprises par le plus grand nombre, quelque soit le pays et la langue parlée.
Et quand bien même elles ne seraient pas assez explicites, le texte apporte le mot-clé manquant.

Je pourrais aussi vous citer les exemples éloquents des procédures de sécurité à bord des avions et des instructions d’emballage d’IKEA.

Autrefois, l’image était un support au texte, apportait un complément de clarté au propos.
Aujourd’hui c’est le texte qui la complète.
Pourquoi le sketch a t-il autant d’impact sur nous et pourquoi les concepteurs l’utilisent-ils de plus en plus dans le design de produit, de services, dans les télécommunications, la publicité, la documentation, la formation, etc.?

Petit exercice:

Remplaçons les croquis par des photos.
Dans quelle mesure cela change t-il le message transmis par le concepteur et reçu de l’observateur?

Qu’en est-il des icônes?

Et du texte…
Le sketch est donc, dans cette situation, le plus efficace pour transmettre un message au plus grand nombre, communiquer une idée, un concept, une philosophie puisque:
- le visuel est décodé plus rapidement;
- les mises en situation font appel aux expériences vécues en prônant une absence de détails qui ralentiraient la portée du message;
- le sketch amplifie le sens du message puisqu’il s’agit d’une micro-histoire comprise de tous et plus facilement mémorisable (et fait souvent sourire).
Le sketch est donc très séduisant mais dans le cas de l’illustration de Camino, il est indissociable des 6 mots-clés qui, comme l’énonce Scott Mc Cloud dans « Faire de la bande dessinée», précisent son message et « verrouillent son sens ».
Alors le sketch oui mais associé au texte!
————

Bibliographie

. Bill Buxton, 2007, Sketching the user Experiences – getting the design right and the right design, Elsevier Inc.
. Scott McCloud, 1993, Understanding Comics: The Invisible Art
. Scott McCloud, 2007, Faire de la bande dessinée, Paris, Delcourt, 2007

À lire aussi…blogues

Why (do) we sketch?
http://www.uie.com/articles/why_sketching/
http://keepthenoisedown.typepad.com/keep_the_noise_down_blog/user-centred-design/
http://www.simplestroke.com/wp/?p=64

Sources images

Photo - CAMINO
http://2.bp.blogspot.com/-UptJac8-y1k/TYanXhBP8rI/AAAAAAAAA5U/L6BqiYAd72E/s1600/camino.jpg

Photo - Biologique
http://www.zimbio.com/pictures/DbdrtTesv53/Migrant+Workers+Employed+Colorado+Largest/rBePyZssvD_

Photo – Commerce équitable
http://maineroot.com/?page_id=95

Communautés développement durable
http://www.thejetnewspaper.com/wp-content/uploads/2011/09/KINDERGARTEN-VISIT-webcopy-254×134.jpg

Icônes
http://www.seoguruji.com/images/icon_organic.gif
http://www.green-living.com/designimages/icon-fair-trade.gif
http://www.shu.ac.uk/business/sites/all/themes/zen/shu/assets/sustainability/communities.png

Article posté par Joëlle Stemp
Mercredi 25 Janvier 2012

Formations : nouveaux formats

Le partage de connaissances est au coeur de notre mission. Nous vous offrons un accès privilégié au savoir-faire de nos experts pour satisfaire vos besoins de formation dans le domaine de l’expérience utilisateur.

Nos formations sont pour tous. Elles s’adressent à toute personne impliquée dans le cycle de conception d’un produit ou d’un service. Plus d’info.

La formation sur les tests d’utilisabilité est très pratique et se déroule dans notre laboratoire de tests.

Article posté par Joëlle Stemp
Mardi 17 Janvier 2012

Retour sur le CES 2012

Les coups de coeur de Sidlee au CES 2012, Google TV is back!

Et Samsung lance sa Smart TV avec reconnaissance de la voix, des gestes et de l’expression du visage.

Article posté par Joëlle Stemp
Vendredi 16 Décembre 2011

TranspoCamp, un succès!

Plus de 150 participants au Transportation Camp de jeudi passé. Des idées à la pelle, beaucoup de créativité et beaucoup de volonté aussi. Un vrai succès, merci à toutes et à tous!

Quelques photos de la journée

idées sur une journée typique

idées sur une journée typique

atelier sur une journée typique

atelier sur une journée typique

Atelier animé par Yu Centrik

Atelier animé par Yu Centrik

Atelier animé par 3 experts de Yu Centrik

Atelier animé par 3 experts de Yu Centrik

Beaucoup de monde

Beaucoup de monde

Atelier animé par 3 experts de Yu Centrik

Atelier animé par 3 experts de Yu Centrik

Article posté par Joëlle Stemp
Mercredi 16 Novembre 2011

TranspoCamp Montréal 2011

Nous serons présents au TranspoCamp Montréal 2011! Et vous?

Participez au 1er Forum Ouvert sur les transports urbains et la technologie mobile organisé à Montréal. par le Living Lab.

Inscription gratuite disponible maintenant:
Quand : Jeudi 15 décembre 2011, de 9 h à 17 h
Où : La Maison du Développement Durable
50, rue Ste-Catherine Ouest (coin Clark)

Qu’est-ce que c’est ?

Le TranspoCamp Montréal 2011 est un Forum Ouvert à tous ceux et toutes celles qui s’intéressent aux transports urbains et à la technologie, à la participation citoyenne, à la cocréation de solutions innovatrices, qui veulent mettre la main à la pâte, échanger des idées dans un cadre convivial, rencontrer des personnes qui partagent les mêmes intérêts et découvrir des ressources ou des talents qui peuvent alimenter leur travail.

Un Hackaton sur les transports urbains

À l’occasion de cette journée, nous travaillons de concert avec plusieurs organisations publiques et privées pour offrir l’accès à une gamme de données sur les transports.

Les fournisseurs de données participants seront confirmés avant la tenue de l’événement.

Un Forum Ouvert

La formule du Forum Ouvert permet à chaque participant de proposer un sujet d’atelier et d’animer une rencontre avec ceux et celles que le sujet peut attirer. La durée d’un atelier dépend entièrement des participants présents. Comme la formule est très flexible et dynamique, vous pouvez participer à plusieurs ateliers-rencontres et multiplier les contacts, ou creuser un sujet avec d’autres passionés comme vous. Il y en a pour tous les styles et tous les goûts ! C’est la diversité qui rend la journée magique !

Le TranspoCamp Montréal 2011 abordera plusieurs des sujets suivants :

  • Données ouvertes, hacking, innovation, cocréation
  • Transport multimodal, infrastructures
  • Systèmes de transport intelligents (STI)
  • Systèmes d’information mobile
  • Modes de paiement, abonnement, tarification dynamique
  • Sécurité, accessibilité, confort, attrait
  • Expérience utilisateur
  • Promotion des transports publics
  • Auto-partage, vélo-partage, taxi-partage
  • Aménagement urbain, densification, diversification

Et d’autres encore que vous pouvez proposer vous-même en participant à cette journée !

C’est pour qui ?

C’est pour vous ! Vous avez besoin d’échanger et de sortir de votre silo ? Le web 2.0 et les technologies mobiles vous passionnent ? La publication de nouvelles données ouvertes vous fait saliver ? Vous avez l’oeil pour le design d’expériences utilisateurs ?

Le TranspoCampMTL est ouvert à tous les citoyens quel que soit leur milieu ou leur expérience : développeurs, entrepreneurs, gestionnaires, planificateurs, etc. Ajouter votre présence à la liste !(lien externe) (sur EventBrite.com)

Article posté par Joëlle Stemp
Jeudi 10 Novembre 2011

Bonne journée mondiale de l’utilisabilité!

Bonne journée mondiale de l’utilisabilité à tous les professionnels et sympatisants de l’expérience utilisateur!

Ce soir, jeudi 10 novembre 2011, un événement est planifié par Utilisabilité Québec, de 17h à 20h à HEC Montréal (3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal, Québec H3T 2A7), dans la salle TATA Communications. Plus d’info sur le site de Utilisabilité Québec.

Aussi, dans le cadre de cette journée mondiale, UXalliance vient de réaliser une étude sur les différences culturelles à considérer lors des tests d’utilisabilité. Cultural differences in usability testing (PDF) .

Aussi,

Article posté par Karine Grande
Mardi 01 Novembre 2011

Facebook: plus qu’un réseau social, un outil de design collaboratif?

Facebook comme média social pour partager des photos, des liens, ses connaissances, ses expériences, ses opinions, réflexions, textes, statuts, évènements…

…ou comme outil promotionnel de sponsor avec récompenses à l’appui, comme outil d’appartenance à des micro-communautés (groupe de musique, associations, mouvements, “fan de”)…

…ou encore comme outil ludique de compétitions/quiz et autres gadgets…

ça, on connaît.

Mais Facebook comme outil ethnographique en ligne permettant de comprendre, dans une certaine mesure, comment des utilisateurs évoluent dans un cadre donné, ça, on connaît moins.

Plusieurs articles mentionnent les réseaux sociaux comme d’incroyables mannes d’informations pour concevoir des produits plus adaptés aux utilisateurs.

Robert V. Kozinets (2010) a mis de l’avant le concept de “Netnographie”[1] et énonce l’idée que pour mieux comprendre la Société, il serait bon de regarder les activités et les échanges des utilisateurs sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux.

Johan Fuller & al. [2] décrivent la façon dont les communautés virtuelles peuvent être une source d’innovation et de savoir-faire à différents stades de la conception d’un produit. Ce design collaboratif impliquerait des membres de communauté en ligne triés sur le volet que l’on choisit et avec qui on collabore sur une base régulière et via une technologie de partage.

Alors en quoi et comment Facebook peut-il être une précieuse source d’informations pour comprendre certains comportements et éventuellement être une aide à la conception?

Facebook comme grand journal de bord
La participation des utilisateurs tout au long du processus de conception est très pertinente pour recueillir des données sur leur expérience globale et ce, même si, au départ, ni les participants, ni les concepteurs n’avaient instauré une aide collaborative officielle.

C’est ce que nous avons observé suite à un projet sur lequel nous avons récemment travaillé. Nous nous sommes aperçus du potentiel de Facebook comme éventuel outil d’analyse de besoins, servant aussi à améliorer à la fois la page Facebook du défi et le site web, et à penser à diverses orientations possibles de conception à plus long terme.

Un peu de contexte…
Le projet consistait à faire la refonte d’un site web pour un défi qui tente de changer les habitudes de vie et prôner la santé par de meilleures habitudes alimentaires et une activité physique régulière. Ce défi se déroule sur 6 semaines et tous les Québécois de plus de 4 ans peuvent y participer. Pour remporter le défi, il faut réaliser 3 objectifs en lien avec l’alimentation, l’activité physique et le bien-être. Des prix sont à gagner.

Le site web offre de nombreux articles et chroniques sur le sujet et propose aussi des outils, des jeux interactifs, des quiz, des vidéos, etc.

En complément du site web, le défi a une page Facebook. L’objectif est avant tout d’offrir un outil stimulant et fédérateur où la communauté des fans du défi peuvent interagir et se motiver durant la période du défi.

Cette plateforme d’échange nous a donc été utile pour mieux comprendre les perceptions et les comportements des participants à trois étapes clé du défi: avant, pendant et après le défi.

Ces éléments n’ont été analysés qu’une fois le défi terminé mais l’archivage temporel des activités antérieures de Facebook nous ont facilement permis de revenir à ces trois périodes spécifiques:

Exemple 1:
Pendant l’inscription, l’ambassadeur du défi fait la promotion du défi sur Facebook et pose des questions ouvertes afin de connaître les motivations des participants:

• Combien de fois ont-ils participé au défi?
• Qu’espèrent-ils obtenir en faisant ce défi?, etc.

Outre le fait d’en apprendre davantage sur leurs attentes et les raisons de leur participation, nous nous sommes aperçu que le formulaire d’inscription leur avait posé problème.

Ces indices ont permis de cibler certaines modifications à apporter au futur formulaire d’inscription mais surtout ont pu orienter le choix d’en savoir plus par le biais d’un sondage et cibler plus précisément certaines questions.

Exemple 2:
Durant le défi et ce, l’ambassadeur essaie d’en savoir plus sur la façon dont les participants  relèvent le défi:

• Ont-ils rencontré des difficultés depuis le début ?
• Quels sont leurs “trucs et astuces” pour mener à bien le défi ?

Certains participants ont décrit un calendrier qu’ils avaient eux-mêmes conçu pour visualiser leur progression indiquant indirectement certains critères qui leur étaient importants pour rester motivé.

Un forum transversal a également vu le jour, entièrement créé par les participants et n’ayant fait l’objet d’aucune modération de la part de l’équipe du défi.  Ce forum servait à poster des annonces entre participants (ex: créer un groupe de marche avec des participants vivant dans la même municipalité, etc.) ou faisait l’objet de discussions informelles entre les participants sans avoir à répondre à des incitatifs du modérateur.

Exemple 3:
À la fin du défi, un certain nombre de commentaires indiquaient ce que les participants avaient aimé, les difficultés rencontrées et leurs objectifs à plus long terme.

Facebook s’est donc apparenté dans ce cas, non pas à une vitrine uniquement promotionnelle du défi, mais à un outil ethnographique s’apparentant à un journal de bord certes exploratoire (aucun des participants ni les membres de l’équipe du défi n’avaient envisagé Facebook sous cet aspect et n’ont donc pas orienté les discussions ni analysé les résultats selon un protocole expérimental et scientifique), limitatif (les solutions apportées ne sont que le résultat d’un petit groupe d’individus; le contenu n’a pas été analysé par des experts médicaux tels des nutritionnistes, psychologues , etc.) et véhiculant certains biais (commentaires majoritairement de femmes; les mêmes personnes alimentaient la plupart des discussions) mais ayant l’avantage d’être simple, instantané, abordable, peu envahissant et de faciliter les interactions entre participants et concepteurs.

Discussion
Certains questions et principes se posent cependant pour mener à bien un design collaboratif via Facebook.

Facebook et la modération
Un modérateur/analyste est indispensable au bon déroulement des discussions. Dans le cadre de notre projet, il s’agissait de l’ambassadeur du défi, une personne publique et officiellement désignée pour représenter le défi. Qu’en est-il d’un chercheur qui n’est pas connu de la communauté virtuelle ?

Selon Kozinets la présence du chercheur doit être révélée à la communauté virtuelle [3] mais dans ce cas, le risque de biaiser les commentaires est grand. Ce débat doit faire l’objet d’une discussion parmi les concepteurs.

Facebook et l’anonymat ou la protection des données
Les commentaires lus ont souvent été très positifs. Cette tendance à prôner le positivisme sur un réseau social qui met à disposition le “J’aime” sans proposer de “J’aime pas” influencerait-elle les commentaires des utilisateurs?

Ou bien est-ce le manque d’anonymat qui empêche les utilisateurs de véritablement s’exprimer ou de participer aux discussions. L’aspect collaboratif pourrait s’en ressentir et les résultats seraient biaisés.

Autre question : le contenu de Facebook étant public, la valeur des données s’en trouve-t-elle un peu moins crédible? Un Facebook privé pourrait probablement aller chercher des commentaires plus objectifs et des idées plus proches de la réalité expérimentée par les participants.

Facebook et la rigueur scientifique ou la pertinence des données
Les commentaires lus et analysés sur Facebook pouvaient s’avéraient peu clairs ou peu précis sur le ressenti de l’expérience vécue.

Les questions posées par le modérateur devraient faire l’objet d’une analyse approfondie pour orienter les conversations et recueillir des données pertinentes et détaillées sur les objectifs visés.

Les participants pourraient également faire l’objet d’un tri de façon à faire contribuer différents profils de participants et générer de nouvelles idées, opportunités et concepts à plus long terme.

D’autres acteurs externes pourraient également être intégrés au projet (tels des experts du milieu médical) pour expliquer certaines réactions, comportements et mécanismes psychologiques.

Facebook servirait de premier triage et ciblerait les thèmes à approfondir par le biais de recherches exhaustives (sondage, entrevues itératives, témoignages personnalisés,  etc.) afin d’aller au-delà du verbal et de véritablement déterminer ce qui pourrait aider à la conception.

Facebook et la diversité des outils
Les outils de récolte de témoignages/commentaires sur l’expérience des participants sont nombreux et peuvent favoriser les échanges en offrant aux utilisateurs le choix d’une plateforme où ils se sentent le plus à l’aise: forums, archivage, tableau blanc pour dessiner des idées de conception ou l’état émotionnel du moment, archiver les “trucs et astuces” utilisés par les participants pour mener à bien le défi.

L’analyse de ces données pourraient révéler les principaux thèmes dont les discussions font l’objet et surtout indiquer les facteurs qui affectent l’expérience vécue durant le défi.

Facebook et le contexte du projet
Le contexte d’étude ici est un défi sur 6 semaines qui colle avec la réalité temporelle de Facebook.

Dans un autre contexte, il faudrait s’assurer que Facebook pourrait s’adapter en tant qu’outil de partage pour du véritable design collaboratif.

Conclusion
Facebook n’est donc pas encore un outil de design collaboratif à considérer en tant que tel pour toutes les raisons évoquées précédemment. Néanmoins il peut donner certaines pistes et tendances sur les utilisateurs et leurs usages voire certaines idées en matière de conception. Le tout devant être analysé avec précaution.

D’autres études devraient être menées pour voir l’apport d’un tel outil dans le design collaboratif.

Où s’en va Yu Centrik dans tout ça ?
Yu Centrik est une firme reconnue pour appliquer des méthodes ethnographiques à la conception d’expériences clients innovatrices. Nous sommes actuellement en train de chercher des outils permettant de prolonger les techniques de collecte d’information en immersion que sont l’observation, le shadowing et les entrevues. Car lorsque l’analyste a disparu, de quoi disposons-nous en effet pour continuer à suivre le participant dans son contexte et profiter de son expérience unique pour informer les concepteurs ? Le journal de bord étant lourd à administrer, nous cherchons des outils de partage d’expérience qui, non seulement nous permettraient de poursuivre la collecte d’information, mais, parce qu’ils seraient « sociaux », nous permettraient de créer l’effet d’entrevue collective où les participants s’influencent positivement les uns les autres et fournissent des détails supplémentaires auxquels ils n’auraient pas pensé tout seuls.  Nous cherchons donc un outil où les participants à nos projets puissent aller documenter leurs idées, leurs commentaires, leurs désirs, etc. dans un circuit social mais privé pour des raisons évidentes de protection des données de nos participants et des idées de nos clients. Si cet outil n’existe pas, nous allons le concevoir ! ☺

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SOURCES
Bibliographie
[1] Robert, V. Kozinets, 2010, Netnography: Doing Ethnographic Research, Sage Publications Ltd.
[2] J. Füller et co., 2006, Community based innovation: How to integrate members of virtual communities into new product development, Electronic Commerce Research , Volume 6, Issue 1, Kluwer Academic Publishers.
[3] L. Touzani et J.L. Gianelloni, Le choc culturel dans l’expérience d’hospitalité touristique. Une approche netnographique (2010), 15ème Journée de Recherche en marketing de Bourgogne.
Image
People in the street by Marlies Odehnal
http://www.redbubble.com/people/artodem/art/7743013-people-in-the-street

Article posté par Jay Vidyarthi
Lundi 01 Août 2011

Un réseau social de niche - l’objectif à court terme de Google+

Alors, Google+… Vous l’aviez vu venir?

Avez-vous remarqué une certaine tendance dans les dernières versions de Google?  Google Wave, Google Buzz et maintenant Google+ - autant de tentatives pour percer dans les médias sociaux. Ici, chez Yu Centrik, nous avons expérimenté avec chacun de ces trois outils, histoire de se faire une idée de leur intention. Pour la première fois avec Google+, nous avons une réponse indéniable à ce questionnement.

Bien sûr, Google+ permet d’ajouter et de suivre ses amis, de partager du contenu, de gérer son profil et plus encore. Que cette nouvelle plate-forme soit clairement en compétition avec les Goliaths des médias sociaux que sont Facebook et Twitter nous fait presqu’oublier que Google est loin d’être un David. L’omniprésence de Gmail et l’approche marketing sur invitation seulement a permis à Google+ d’atteindre 10 millions d’utilisateurs curieux en deux semaines seulement.

Certains ont déjà prédit l’échec imminent du service, mais leurs arguments ne semblent pas tenir la route. Le magazine Forbes croit que le manque de support pour les groupes va sonner le glas des réseaux sociaux, faisant fi du succès de Twitter : un réseau social asymétrique sans contrainte présent presque partout dans le monde sans concept de « groupe ». Plusieurs semblent aussi ignorer la possibilité que Google+ ne vise tout simplement pas à battre Facebook sur son propre terrain. Au lieu de porter un jugement sur le dénouement, nous avons choisi d’investiguer la structure et l’interface afin de répondre à une simple question : que vise Google?

Google+ : à mi-chemin entre Facebook et Twitter

Quand on y regarde de plus près, la principale différence entre Google+ et Facebook est l’absence d’un système de communication directe. Ainsi, Google+ n’offre pas de messagerie directe ou de « mur » personnel. Il s’insère cependant dans un écosystème comprenant tous les autres succès de Google (Gmail, Gtalk, Calendar, Documents, Reader, etc.) maintenant intégrés à la barre de navigation supérieure du réseau Google+. On peut y voir un signe évident de son importance stratégique pour la compagnie. Douglas Edwards, un ancien de Google, croit d’ailleurs que la compagnie cherche un accès aux données sociales qui pourraient éventuellement être dirigées vers ses autres produits.

Le système permet aux utilisateurs d’établir des liens asymétriques dans un seul sens, tout comme Twitter permet de « suivre » un autre abonné. Toutefois, son approche plus complète des profils et de l’affichage distingue Google+ de Twitter. Un peu moins public que Facebook, un peu plus personnel que Twitter, Google+ semble vouloir se créer sa propre niche entre les deux géants. Il apporte la simplicité, la sécurité et l’emphase sur le contenu de Twitter à un réseau social personnel à la Facebook tout en y ajoutant une meilleure gestion de réseaux personnels multiples. Au lieu de débattreà savoir s’il pourra ou non supplanter ses compétiteurs, observons pendant lesprochains mois si cette niche existe vraiment.

G+ est conçu pour le partage de contenu

J’ai l’impression que Google+ est un système de média social conçu pour le partage de contenu. Rien d’extraordinaire, direz-vous, mais le concept est étonnamment sans précédent. Alors que des millions d’utilisateurs se sont appropriés Facebook et Twitter pour partager du contenu, aucun des deux services n’avait été conçu dans cette optique. Facebook a ajouté des fonctionnalités complètes de partage très tard dans son cycle de vie alors que Twitter n’offre que depuis peu des liens raccourcis et des listes. Dans les deux cas, les services se sont adaptés après coup aux comportements des utilisateurs. À l’opposé, Google+ a été conçu dès le départ en pensant au partage de contenu.

Le design de l’interface est un cocktail des bonnes idées des compétiteurs additionné de fonctionnalités qui permettent le partage d’une manière privée et ordonnée. On peut clairement y voir une réponse aux points faibles des autres réseaux sociaux, et l’interface raffinée de Google+ atteint une maturité sans précédent à cet égard. De plus, l’emphase sur le partage de contenu – une des raisons principales de l’engouement des utilisateurs - pourrait bien s’avérer une arme fatale dans le paysage des média sociaux. Ces points ressortent clairement lorsqu’on analyse les caractéristiques principales de Google+ : les cercles et les vidéo-bulles (hangouts).

Les Cercles permettent d’organiser vos contacts en groupes à l’aide de boites à cocher, ou encore par une interface glisser-déposer pour gérer plusieurs contacts en même temps. Avec les cercles, vous pouvez non seulement partager du contenu avec des groupes spécifiques de gens, vous pouvez également voir le contenu de ces mêmes groupes. Par exemple, si je partage un lien vers une nouvelle technologique ou un changement de statut avec mes collègues de Yu Centrik, seuls ces derniers auront accès à cette information. Sur leur interface Google+, l’information apparaitra seulement dans les cercles dans lesquelles ils m’auront placé. C’est une amélioration drastique en terme de réduction de bruit tout en donnant un bien meilleur contrôle sur le partage et la réception :un peu de Twitter, un peu de Facebook.

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que l’organisation des cercles est privée, les rendant d’emblée plus utiles que les listes Twitter. Cette emphase sur la confidentialité, combinée aux réponses rapides de Google à ce sujet démontre bien ce qui semble être une attaque en règle sur le talon d’Achille de Facebook : la protection des données personnelles.

Les vidéo-bulles (Hangouts) sont un système de chat vidéo à plusieurs utilisateurs, un concept élaboré il y a presque 20 ans. Dans ce cas encore, l’innovation tient au fait que l’interface des vidéo-bulles est conçue pour le partage de contenu. Les utilisateurs de Google Talk y reconnaitront d’ailleurs la manière d’intégrer le partage au clavardage en direct. C’est cependant encore plus réussi dans les vidéo-bulles de Google+. Mon frère et moi nous échangeons des vidéos YouTube depuis des années, et l’ajout d’un lecteur YouTube partagé est un très bon exemple de design réellement centré sur l’utilisateur. Pour vous en convaincre, vous n’avez qu’à regarder sa réactionsuite à notre première rencontre bulle! Ce concept est probablement la plus grande innovation de Google+; il n’y a rien de semblable sur Facebook, Twitter ou LinkedIn.

Après avoir utilisé l’interface Google+ pendant quelques jours, vous partagerez l’impression de Marcio Leibovitch, notre directeur de l’expérience utilisateur (un peu ironique, je sais…):

Les objectifs de Google+

En réponse aux problèmes de confidentialité de Facebook, à ses constants changements d’interfaces et à la quantité incroyable de bruit comme les applications tierces et les listes d’amis désorganisées, Google+ semble vouloir se bâtir une niche grâce à son expérience utilisateur plus mature axée sur le partage de contenu. En d’autres mots, en amenant des éléments du modèle Twitter dans une version plus sécuritaire et mieux contrôlée que Facebook, je crois que Google+ ne s’attend pas à démolir Facebook et Twitter à court terme.

Si je devais prédire l’avenir, je dirais que les objectifs à court terme du projet Google+ serait de tailler une place pour un réseau social qui optimise le partage de contenu entre amis, pairs, collègues et connaissances, reléguant ainsi Facebook aux conversations et dialogues, et Twitter au partage de contenu à grande échelle, aumarketing et à l’auto-promotion. Je réitère ici que c’est un objectif à court terme, parce que s’il est atteint, je suppose que l’objectif à long terme est beaucoup plus ambitieux.

Article posté par Joëlle Stemp
Mercredi 13 Juillet 2011

Prototyper l’expérience mobile

Nous sommes heureux de contribuer au développement de l’industrie de la mobilité au Québec, apprenez comment prototyper l’expérience mobile, un blogue de Marcio Leibovitch, directeur de l’expérience utilisateur chez Yu Centrik, disponible sur le site de Alliance Mobilité.

Article posté par Cynthia Savard
Lundi 06 Juin 2011

L’expérience utilisateur, au delà des interfaces

Année après année, les étudiants finissants en design industriel de l’Université de Montréal présentent le fruit de leur quatrième et dernière année de travail au public curieux de le découvrir. Autrefois moins connu, le design industriel se taille désormais une place non négligeable dans l’industrie de l’expérience utilisateur et de l’ergonomie.

Cette année, Chrystel Black et moi étions invitées à être membre du jury du prix du RAÉDIUM. Ce prix vise à féliciter un projet particulièrement réussi en ce qui a trait à la compréhension du contexte d’intervention et la démarche centrée sur l’utilisateur. Nous tenons à féliciter Hugo Messier pour son projet R-Mano qui a reçu ce prix. Nous souhaitons vous faire découvrir ce projet remarquable, ainsi que celui de deux autres étudiants qui se sont démarqués de par la qualité de leur projet.

R-Mano : Aide à la préhension
par Hugo Messier

Le gant sportif pour personnes handicapées permet de maintenir en place un objet dans la main sans qu’aucune force soit requise. Il est conçu pour les personnes qui présentent une dextérité et une force de préhension limitées , tout en ayant encore de la force dans les bras.

Encore au stade de prototype, R-Mano a été testé et approuvé par des personnes présentant un handicap de la main.

Sysmo : Système de barres d’appui modulables
par Chloé Tétreault

Sysmo améliore l’expérience vécue par les personnes âgées dans la salle de bain. Tout en proposant un design plus attrayant que les systèmes existants, plutôt froids et impersonnels, la forme de ces barres d’appui, qui se fixent au mur de la douche, ou à l’enjambée de la baignoire, permet une préhension maximale et la rotation à sa base offre une plus grande flexibilité quant à son utilisation.

De plus, elles s’intègrent de manière transparente dans l’environnement de la personne vieillissante, évoluant selon ses besoins et lui permettant de garder son autonomie le plus longtemps possible.

ICI : Service d’information ponctuel en transport en commun
par Émilie Bonnier

Pouvoir facilement choisir un trajet et s’orienter pendant le déplacement sont des facteurs qui affectent souvent nos choix de transports. ICI est un système qui accompagne les usagers en donnant des informations ponctuelles sur les lieux des abribus et, tout le long du trajet, dans les autobus. L’objectif est d’améliorer l’expérience d’orientation de l’usager en utilisant ses repères personnels à travers la ville.

Pour voir l’ensemble des projets, ainsi qu’une description détaillée de chacun d’entre-eux, rendez-vous au design.umontreal.ca