Archive for the ‘Tendances’ Category

Article posté par Karine Grande
Mardi 01 Novembre 2011

Facebook: plus qu’un réseau social, un outil de design collaboratif?

Image de Karine Grande Karine Grande - Comments Ajouter un commentaire

Facebook comme média social pour partager des photos, des liens, ses connaissances, ses expériences, ses opinions, réflexions, textes, statuts, évènements…

…ou comme outil promotionnel de sponsor avec récompenses à l’appui, comme outil d’appartenance à des micro-communautés (groupe de musique, associations, mouvements, “fan de”)…

…ou encore comme outil ludique de compétitions/quiz et autres gadgets…

ça, on connaît.

Mais Facebook comme outil ethnographique en ligne permettant de comprendre, dans une certaine mesure, comment des utilisateurs évoluent dans un cadre donné, ça, on connaît moins.

Plusieurs articles mentionnent les réseaux sociaux comme d’incroyables mannes d’informations pour concevoir des produits plus adaptés aux utilisateurs.

Robert V. Kozinets (2010) a mis de l’avant le concept de “Netnographie”[1] et énonce l’idée que pour mieux comprendre la Société, il serait bon de regarder les activités et les échanges des utilisateurs sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux.

Johan Fuller & al. [2] décrivent la façon dont les communautés virtuelles peuvent être une source d’innovation et de savoir-faire à différents stades de la conception d’un produit. Ce design collaboratif impliquerait des membres de communauté en ligne triés sur le volet que l’on choisit et avec qui on collabore sur une base régulière et via une technologie de partage.

Alors en quoi et comment Facebook peut-il être une précieuse source d’informations pour comprendre certains comportements et éventuellement être une aide à la conception?

Facebook comme grand journal de bord
La participation des utilisateurs tout au long du processus de conception est très pertinente pour recueillir des données sur leur expérience globale et ce, même si, au départ, ni les participants, ni les concepteurs n’avaient instauré une aide collaborative officielle.

C’est ce que nous avons observé suite à un projet sur lequel nous avons récemment travaillé. Nous nous sommes aperçus du potentiel de Facebook comme éventuel outil d’analyse de besoins, servant aussi à améliorer à la fois la page Facebook du défi et le site web, et à penser à diverses orientations possibles de conception à plus long terme.

Un peu de contexte…
Le projet consistait à faire la refonte d’un site web pour un défi qui tente de changer les habitudes de vie et prôner la santé par de meilleures habitudes alimentaires et une activité physique régulière. Ce défi se déroule sur 6 semaines et tous les Québécois de plus de 4 ans peuvent y participer. Pour remporter le défi, il faut réaliser 3 objectifs en lien avec l’alimentation, l’activité physique et le bien-être. Des prix sont à gagner.

Le site web offre de nombreux articles et chroniques sur le sujet et propose aussi des outils, des jeux interactifs, des quiz, des vidéos, etc.

En complément du site web, le défi a une page Facebook. L’objectif est avant tout d’offrir un outil stimulant et fédérateur où la communauté des fans du défi peuvent interagir et se motiver durant la période du défi.

Cette plateforme d’échange nous a donc été utile pour mieux comprendre les perceptions et les comportements des participants à trois étapes clé du défi: avant, pendant et après le défi.

Ces éléments n’ont été analysés qu’une fois le défi terminé mais l’archivage temporel des activités antérieures de Facebook nous ont facilement permis de revenir à ces trois périodes spécifiques:

Exemple 1:
Pendant l’inscription, l’ambassadeur du défi fait la promotion du défi sur Facebook et pose des questions ouvertes afin de connaître les motivations des participants:

• Combien de fois ont-ils participé au défi?
• Qu’espèrent-ils obtenir en faisant ce défi?, etc.

Outre le fait d’en apprendre davantage sur leurs attentes et les raisons de leur participation, nous nous sommes aperçu que le formulaire d’inscription leur avait posé problème.

Ces indices ont permis de cibler certaines modifications à apporter au futur formulaire d’inscription mais surtout ont pu orienter le choix d’en savoir plus par le biais d’un sondage et cibler plus précisément certaines questions.

Exemple 2:
Durant le défi et ce, l’ambassadeur essaie d’en savoir plus sur la façon dont les participants  relèvent le défi:

• Ont-ils rencontré des difficultés depuis le début ?
• Quels sont leurs “trucs et astuces” pour mener à bien le défi ?

Certains participants ont décrit un calendrier qu’ils avaient eux-mêmes conçu pour visualiser leur progression indiquant indirectement certains critères qui leur étaient importants pour rester motivé.

Un forum transversal a également vu le jour, entièrement créé par les participants et n’ayant fait l’objet d’aucune modération de la part de l’équipe du défi.  Ce forum servait à poster des annonces entre participants (ex: créer un groupe de marche avec des participants vivant dans la même municipalité, etc.) ou faisait l’objet de discussions informelles entre les participants sans avoir à répondre à des incitatifs du modérateur.

Exemple 3:
À la fin du défi, un certain nombre de commentaires indiquaient ce que les participants avaient aimé, les difficultés rencontrées et leurs objectifs à plus long terme.

Facebook s’est donc apparenté dans ce cas, non pas à une vitrine uniquement promotionnelle du défi, mais à un outil ethnographique s’apparentant à un journal de bord certes exploratoire (aucun des participants ni les membres de l’équipe du défi n’avaient envisagé Facebook sous cet aspect et n’ont donc pas orienté les discussions ni analysé les résultats selon un protocole expérimental et scientifique), limitatif (les solutions apportées ne sont que le résultat d’un petit groupe d’individus; le contenu n’a pas été analysé par des experts médicaux tels des nutritionnistes, psychologues , etc.) et véhiculant certains biais (commentaires majoritairement de femmes; les mêmes personnes alimentaient la plupart des discussions) mais ayant l’avantage d’être simple, instantané, abordable, peu envahissant et de faciliter les interactions entre participants et concepteurs.

Discussion
Certains questions et principes se posent cependant pour mener à bien un design collaboratif via Facebook.

Facebook et la modération
Un modérateur/analyste est indispensable au bon déroulement des discussions. Dans le cadre de notre projet, il s’agissait de l’ambassadeur du défi, une personne publique et officiellement désignée pour représenter le défi. Qu’en est-il d’un chercheur qui n’est pas connu de la communauté virtuelle ?

Selon Kozinets la présence du chercheur doit être révélée à la communauté virtuelle [3] mais dans ce cas, le risque de biaiser les commentaires est grand. Ce débat doit faire l’objet d’une discussion parmi les concepteurs.

Facebook et l’anonymat ou la protection des données
Les commentaires lus ont souvent été très positifs. Cette tendance à prôner le positivisme sur un réseau social qui met à disposition le “J’aime” sans proposer de “J’aime pas” influencerait-elle les commentaires des utilisateurs?

Ou bien est-ce le manque d’anonymat qui empêche les utilisateurs de véritablement s’exprimer ou de participer aux discussions. L’aspect collaboratif pourrait s’en ressentir et les résultats seraient biaisés.

Autre question : le contenu de Facebook étant public, la valeur des données s’en trouve-t-elle un peu moins crédible? Un Facebook privé pourrait probablement aller chercher des commentaires plus objectifs et des idées plus proches de la réalité expérimentée par les participants.

Facebook et la rigueur scientifique ou la pertinence des données
Les commentaires lus et analysés sur Facebook pouvaient s’avéraient peu clairs ou peu précis sur le ressenti de l’expérience vécue.

Les questions posées par le modérateur devraient faire l’objet d’une analyse approfondie pour orienter les conversations et recueillir des données pertinentes et détaillées sur les objectifs visés.

Les participants pourraient également faire l’objet d’un tri de façon à faire contribuer différents profils de participants et générer de nouvelles idées, opportunités et concepts à plus long terme.

D’autres acteurs externes pourraient également être intégrés au projet (tels des experts du milieu médical) pour expliquer certaines réactions, comportements et mécanismes psychologiques.

Facebook servirait de premier triage et ciblerait les thèmes à approfondir par le biais de recherches exhaustives (sondage, entrevues itératives, témoignages personnalisés,  etc.) afin d’aller au-delà du verbal et de véritablement déterminer ce qui pourrait aider à la conception.

Facebook et la diversité des outils
Les outils de récolte de témoignages/commentaires sur l’expérience des participants sont nombreux et peuvent favoriser les échanges en offrant aux utilisateurs le choix d’une plateforme où ils se sentent le plus à l’aise: forums, archivage, tableau blanc pour dessiner des idées de conception ou l’état émotionnel du moment, archiver les “trucs et astuces” utilisés par les participants pour mener à bien le défi.

L’analyse de ces données pourraient révéler les principaux thèmes dont les discussions font l’objet et surtout indiquer les facteurs qui affectent l’expérience vécue durant le défi.

Facebook et le contexte du projet
Le contexte d’étude ici est un défi sur 6 semaines qui colle avec la réalité temporelle de Facebook.

Dans un autre contexte, il faudrait s’assurer que Facebook pourrait s’adapter en tant qu’outil de partage pour du véritable design collaboratif.

Conclusion
Facebook n’est donc pas encore un outil de design collaboratif à considérer en tant que tel pour toutes les raisons évoquées précédemment. Néanmoins il peut donner certaines pistes et tendances sur les utilisateurs et leurs usages voire certaines idées en matière de conception. Le tout devant être analysé avec précaution.

D’autres études devraient être menées pour voir l’apport d’un tel outil dans le design collaboratif.

Où s’en va Yu Centrik dans tout ça ?
Yu Centrik est une firme reconnue pour appliquer des méthodes ethnographiques à la conception d’expériences clients innovatrices. Nous sommes actuellement en train de chercher des outils permettant de prolonger les techniques de collecte d’information en immersion que sont l’observation, le shadowing et les entrevues. Car lorsque l’analyste a disparu, de quoi disposons-nous en effet pour continuer à suivre le participant dans son contexte et profiter de son expérience unique pour informer les concepteurs ? Le journal de bord étant lourd à administrer, nous cherchons des outils de partage d’expérience qui, non seulement nous permettraient de poursuivre la collecte d’information, mais, parce qu’ils seraient « sociaux », nous permettraient de créer l’effet d’entrevue collective où les participants s’influencent positivement les uns les autres et fournissent des détails supplémentaires auxquels ils n’auraient pas pensé tout seuls.  Nous cherchons donc un outil où les participants à nos projets puissent aller documenter leurs idées, leurs commentaires, leurs désirs, etc. dans un circuit social mais privé pour des raisons évidentes de protection des données de nos participants et des idées de nos clients. Si cet outil n’existe pas, nous allons le concevoir ! ☺

—————————————-
SOURCES
Bibliographie
[1] Robert, V. Kozinets, 2010, Netnography: Doing Ethnographic Research, Sage Publications Ltd.
[2] J. Füller et co., 2006, Community based innovation: How to integrate members of virtual communities into new product development, Electronic Commerce Research , Volume 6, Issue 1, Kluwer Academic Publishers.
[3] L. Touzani et J.L. Gianelloni, Le choc culturel dans l’expérience d’hospitalité touristique. Une approche netnographique (2010), 15ème Journée de Recherche en marketing de Bourgogne.
Image
People in the street by Marlies Odehnal
http://www.redbubble.com/people/artodem/art/7743013-people-in-the-street

Article posté par Cynthia Savard
Jeudi 17 Mars 2011

Devrions-nous concevoir nos formulaires avec le style Mad Libs ?

Image de Cynthia Savard Cynthia Savard - Comments 3 Commentaires

Un des principaux objectifs de la conception de formulaires est de faire en sorte que les utilisateurs puissent accomplir leurs tâches efficacement, dans un délai acceptable tout en ayant une expérience positive.

Nous concevons généralement les formulaires avec l’intention d’en améliorer l’efficience tout en réduisant les aspects de complexité et en garantissant une certaine cohérence. On minimise alors la charge cognitive de l’utilisateur en permettant un décodage rapide des données à entrer. Cette façon de faire des formulaires n’a pas changé radicalement depuis ces dix dernières années et nous répétons un savoir-faire, une routine qui fonctionnent bien.

Une nouveauté a fait son apparition il y a quelque temps. Encensé par le gourou des formulaires Luke Wroblewski et l’expert en utilisabilité Jared Spool, les Mad Libs sont de plus en plus populaires. Essayons de comprendre ce qui en est.

Mais d’où viennent-ils ?

Selon Wikipédia, un Mad Libs est un jeu de mots dans lequel un joueur doit compléter les mots manquants dans une phrase ou une histoire.

Dans le cas d’un formulaire, au lieu de présenter une suite de libellés et de cases à compléter, on demande l’information sous une forme narrative. On en retrouve quelques exemples sur le web :

Jeremy Keith a été l’un des premiers designers à créer un formulaire de style Mad Libs pour son site de partage de musique Huffduffer en 2008. Il a écrit sur son blogue : Je partage le cri de ralliement de Luke W. : « mort aux formulaires ! ». Je n’ai pas réussi à éliminer complètement le formulaire d’inscription sur Huffduff, mais au moins, j’ai réussi à les rendre plus amicaux.

Il est intéressant de noter que certains logiciels utilisent cette stratégie depuis longtemps pour faciliter la compréhension de la logique de l’ordinateur par les non-programmeurs. On voit ici le smart mailbox de l’application Mail d’Apple.


Est-ce que ça marche vraiment ?

Bien que les MadLibs aillent à l’encontre des bonnes pratiques d’expériences utilisateur classique, ils semblent donner des meilleurs taux de conversion dans certaines situations. Il n’existe que quatre études comparant les taux de conversion des Mad Libs à ceux des formulaires traditionnels – et elles ont presque toutes des problèmes de méthodologie.

L’exemple de Vast.com

Tout a commencé avec l’article de Luke W sur les résultats du site Vast.com conçu par Ron Kurti et son équipe – l’exemple classique que l’on retrouve partout sur Internet. Leurs tests comparatifs ont montré une augmentation de 25 à 40% du taux de conversion.

Ce Mad Libs a vraiment l’allure d’une lettre qu’on enverrait à quelqu’un. Il y a également quelques modifications mineures au niveau de la saisie du numéro de téléphone et de la boite de commentaires.
L’étude Kalzumeus

Le contre exemple vient de l’article Lessons from Mad Libs Signup Fad : Do your own tests. Le ton de l’article montre clairement l’opinion de l’auteur sur les Mad Libs. Il y fait référence en parlant de « décision de design loufoque » ( goofy design decision ).

Selon cette étude, les tests comparatifs montrent une diminution de 22% du taux de conversion (27.55% pour le formulaire traditionnel contre 21.73% pour le Mad Libs). Ce test a toutefois été sévèrement critiqué pour l’esthétisme et le texte de la version MadLibs. L’auteur affirme l’avoir fait en 10 minutes, et ça parait. Nous ne pouvons cependant qu’être d’accord avec sa conclusion : faites vos propres tests !

Le Netmedia Group

Après avoir entendu parler de l’étude de Wroblewski, les gens du Netmedia group ont décidé de l’essayer par eux-mêmes et de faire leurs propres tests. Dans son article, JR Farr rapporte les résultats d’une étude comparative sur l’une de leurs pages d’accueil. Ils ont pris la peine de faire un formulaire Mad Libs invitant.

Après quelques semaines, ils ont obtenus une différence de 25% dans le taux de conversion, soit 4.3%
pour les Mad Libs contre 3.4% pour le formulaire traditionnel. Malheureusement, ils ne fournissent pas
d’information sur la grandeur des échantillons…
Le CFD Group

Le CFD Group, bien que sceptique à prime abord, a aussi entreprit de vérifier par eux-mêmes en faisant leurs tests comparatifs. Ils ont donc créé une page d’accueil pour une campagne de génération de pistes dans le domaine des services financiers.

Cette étude est celle qui donne le plus de détails sur la méthodologie utilisées et les données recueillies. Après 20 jours, chaque site a reçu environ 1800 visites. Ils ont remarqué un taux de conversion supérieur de 12% pour la version Mad Libs (taux de conversion de 11.79% comparé à 10.49%). On est loin du 25 à 40% rapporté par les autres études, mais c’est tout de même une bonne amélioration.

Mais est-ce que je devrais les utiliser ?

Bien que les premières études semblent démontrer une amélioration du taux de conversion, il reste de nombreux éléments à considérer. En cherchant des exemples et autres articles sur Internet, nous avons identifié les avantages et inconvénients de cette nouvelle façon de faire.

Les pours

1. C’est nouveau et c’est différent

Même sans tenir compte du taux de conversion, la nouveauté peut créer un intérêt pour votre site web. Ce qui est nouveau attire, c’est connu. Vous n’avez qu’à regarder en ligne !

2. On encourage l’utilisateur à lire le texte

Souvent, surtout lorsqu’il s’agit de tâches répétitives, on essaie d’éviter de forcer l’utilisateur à lire de longues instructions. Cependant, quand on parle d’un formulaire d’inscription qui demande très peu d’information, encourager l’utilisateur à lire peut aider à prévenir les erreurs.

On pourrait dire « Mon prénom est__________ et mon nom de famille est ________________ » et
limiter voire éliminer les erreurs d’inversion de nom/prénom. Le contexte et la séquence logique de la
conversation aide à déduire l’information demandée.

3. C’est engageant

Tout comme JR Farr du NetMedia Group, nous croyons que, quand un utilisateur commence à compléter un formulaire MadLibs, il y a plus de chances pour qu’il se rende jusqu’au bout. JR Farr a écrit : « Avec le bon texte et la bonne mise en page, ils (les MadLibs) donnent à la page une impression personnelle, tout en retenant votre utilisateur ».

4. C’est plus humain et moins machine

Au lieu de présenter l’information de la façon dont les bases de données le demande, on la présente d’une manière plus familière. On crée alors un ton de conversation qui peut être cohérent sur tous les points de contact : en ligne, au téléphone ou en personne.

Il est plus agréable de se faire répondre « bonjour, puis-je avoir votre nom ? » au lieu de se faire demander froidement « bonjour, votre nom ? ». On passe d’un mode « nous vous posons des questions » à un mode «parlez-nous de vous ».

5. C’est flexible

Au Canada, presque tout ce que nous faisons est bilingue. Lors de la traduction de l’anglais au français, certaines étiquettes deviennent très longues. Le designer doit alors laisser de grands espaces blancs pour s’assurer que les deux versions puissent être placées dans la page, ou encore créer une grille pour chaque langue. Un formulaire Mad Libs n’est pas soumis à une grille alignée à droite ou à gauche, éliminant ainsi les restrictions sur la longueur des instructions.

Les contres


1.La vitesse de balayage est ralentie

Même ceux qui n’aiment pas les formulaires classiques doivent reconnaitre que c’est la manière la plus rapide de survoler l’information. De plus, la différence évidente entre les libellés et les champs à remplir réduisent les risques de confusion. Avec le style narratif, il est plus difficile de voir le nombre de champs à remplir et un néophyte peut avoir de la difficulté à comprendre ce qu’on attend de lui.

2. Un usage limité à certains contextes

Par son côté informel, les Mad Libs ne conviennent pas à tous les contextes. Par exemple, il est difficile d’imaginer qu’une grande compagnie d’assurance change ses formulaires « pour nous joindre » pour suivre la mode. Certains pourraient trouver le ton infantilisant plutôt qu’amical. Nous avons quand même trouvé une banque qui les utilise, (banksimple.com) ce qui laisse croire que les Mad Libs fonctionnent dans plus de situations qu’on aurait pu le croire à l’origine.

3. Une traduction plus difficile

La localisation est souvent un problème. Un formulaire Mad Libs dont le texte fonctionne en anglais ne s’adapte pas automatiquement à une autre langue. Chaque langue a sa propre syntaxe et l’ordre des mots dans une phrase peut varier de l’une à l’autre. Il est toujours possible de refaire les phrases ou d’ajuster le code sous-jacent, mais les formulaires traditionnels sont plus facile à gérer à cet égard (bien qu’ils ne soit pas parfait comme on l’a vu plus tôt).

4. Une conception plus complexe

Un Mad Libs qui marche demande quand même un bon effort : un texte engageant, amical avec des phrases complètes mais pas trop longues – et idéalement l’ordre des mots demeure le même dans plusieurs langues. Et le tout doit avoir une présentation soignée… Alors qu’un formulaire traditionnel est tellement commun qu’un programmeur sans notion de design peut créer un formulaire d’inscription fonctionnel très facilement.

5. Un changement dans les attentes des utilisateurs

Typiquement, remplir un formulaire est une étape critique d’un processus (achat, inscription etc.) Apporte un changement majeur à cette étape peut effrayer un client potentiel – et l’envoyer ailleurs.  Les gens peuvent être déstabilisés par la nouveauté, comme le montre les vagues de critiques que provoquent les modifications à l’interface de Facebook.

6. Demande un niveau d’alphabétisme plus important

La présence plus importante du texte peut donner l’impression que le formulaire Mad Libs est plus long à compléter. Le problème est d’autant plus important pour ceux qui visitent un site dans une autre langue, ou ceux qui éprouvent des difficultés en lecture. Par exemple, au Canada, près de 6 millions de personnes ont un taux d’alphabétisme en-deça du niveau secondaire dans leur langue maternelle.

Conclusion

Après notre recherche, nous avons encore des questions sans réponse :

  • Ce type de formulaire convient à quel type de profil d’utilisateur ?
  • Dans quel contexte sont-ils appropriés ? Le travail ? Le divertissement ?
  • Quelles en sont les contraintes ?
  • Quels types d’information peuvent être recueillis par les Mad Libs? Et est-ce qu’il y a des informations pour lesquelles ça ne marche pas ?

En conclusion, bien que cette méthode semble prometteuse, on devra faire des études plus poussées, avec différents profils d’utilisateurs à l’international pour vraiment savoir à quoi s’en tenir.

Ce blogue a eté écrit en collaboration avec Josée Laganière et a été publié initialement en anglais sur le site du Global User Research.

Références

[1]http://www.uie.com/brainsparks/2010/02/11/spoolcast-moving-beyond-static-forms-with-luke-wroblewski/
[2]http://adactio.com/journal/1521/
[3]http://en.wikipedia.org/wiki/Mad_Libs
[4]http://abclifeliteracy.ca/en/literacy-myths

Article posté par Jay Vidyarthi
Mercredi 10 Février 2010

Un tiers monde autodidacte

Image de Jay Vidyarthi Jay Vidyarthi - Comments Ajouter un commentaire

Je suis de retour depuis peu d’une visite en Inde, pays d’origine de mes parents avant qu’ils n’immigrent au Canada. Ce voyage fut enrichissant à plusieurs égards. Les innombrables découvertes que j’y ai faites sont parsemées d’aspects économiques et technologiques qui pourraient intéresser nos lecteurs. Si vous êtes un grand voyageur, vous les verrez probablement comme des anecdotes de voyage et je vous encourage à partager avec nous vos expériences dans cette partie du monde.

Alors que la majorité des villes indiennes sont de plus en plus occidentalisées et que le pays a la réputation d’être devenu le berceau du développement technologique, la prolifération des technologies a débordé des villes jusque dans les campagnes rurales et même dans les fermes éloignées. Laissez-moi vous en dresser un portrait : imaginez un jeune ouvrier agricole indien, torse nu, les jambes drapées d’une jupe en tissu. Il monte un des taureaux de la famille, l’amenant lentement de l’autre côté du village. Dans une main, il a une baguette en bois qu’il utilise pour conduire le taureau dans la bonne direction, et dans l’autre main, un téléphone cellulaire.

En dépit de ma compréhension limitée de sa langue, je comprends qu’il discute des travaux de la ferme. C’est le genre d’images vivaces dont j’ai été le témoin dans cette campagne éloignée du nord-est de l’Inde. La scène se passe dans une plantation de canne à sucre sans électricité garantie, sans canalisation d’eau (ni eau chaude d’ailleurs!), mais avec deux petites tours de téléphonie cellulaire.

Le tiers monde est en train de faire un bon en avant collectif de 100 ans en développement technologique. Lorsque nous tentions de faire évoluer nos automobiles voraces en essence, nos téléphones à roulettes et nos ordinateurs à tube vacuum vers notre monde de technologie actuelle, le fruit de notre avance s’est mondialisé.

Cet enfant est passé directement d’une situation où il n’avait accès ni à un téléphone, et ni à une ligne de communication, au téléphone cellulaire. Dans un futur proche, je peux imaginer ces enfants du tiers monde s’engager dans des technologies leur donnant accès à leur courriel et à l’exploration du Web (peut-être même que le iPad est une étape dans cette direction d’interface simplifiée donnant accès à Internet?). Plusieurs parlent de la division digitale comme un problème émergeant de notre monde déjà assez débalancé. J’affirmerai que cette division sera comblée par la mondialisation de nos technologies les plus modernes, efficientes et abordables.

Qu’est-ce qu’un accès Internet veut dire pour les gens des campagnes rurales et les citoyens du tiers monde? Malgré les tentatives infructueuses de créer un système d’éducation structuré et organisé (J’ai visité plusieurs écoles rurales indiennes), on note un manque évident d’enseignants engagés qui possèdent une connaissance et des compétences de niveau international. Des anecdotes sont sans arrêt racontées de parenté intelligente ayant réussi à sortir du tiers monde. Et ces histoires ont engendré une génération de jeunes enfants de zones rurales possédant une intelligence et une passion sans borne pour l’éducation, ce qui est paradoxalement devenu rare dans notre monde développé.

La lumière que j’ai vue dans les yeux de cette jeune villageoise de 8 ans qui étudiait l’anglais et la biologie dans des livres, 12 heures par jour de son plein gré, en dit long sur sa détermination à vouloir changer son destin. Son intention claire et ferme de devenir médecin et de déménager à l’étranger est un contraste brutal avec les intérêts d’une jeune enfant du même âge dans le monde développé. La fluidité de sa conversation en anglais avec moi, anglais, qu’elle a d’ailleurs auto appris représente un premier pas bien calculé de son village éloigné à la scéne mondiale.

Au fur et à mesure que les technologies mobiles se développent et que ces jeunes enfants de la campagne ont accès à la richesse des informations disponibles sur Internet, il est fort possible que cet appétit bouillonnant pour l’éducation sera satisfaite par l’auto apprentissage. Le potentiel pas encore mis en valeur des travailleurs ingénieux et non éduqués rencontrés dans les moulins des cannes à sucre à proximité du village pourrait être mis à profit avec l’arrivée des technologies de l’information. L’arrivée sur le marché de populations du tiers monde technologiquement avancées, auto-apprenantes et déterminées peuvent être renversantes et avoir des conséquences sur notre économie, particulièrement dans le contexte de baisse économique vécue ces derniers dix ans.

Comment allons-nous nous préparer à l’assaut de ces nouveaux talents? La première question est très égoïste: comment pouvons nous être compétitifs et renforcer nos compétences et nos expériences uniques ? Plus important encore, comment pouvons-nous altérer nos systèmes économiques et nos exigences afin d’évaluer et embrasser ces personnes talentueuses, tout en sachant qu’elles ont la capacité d’aider à résoudre des problèmes mondiaux en dépit de leur manque de diplômes universitaires et d’attestations officielles?

Article posté par Yannick Roy
Vendredi 28 Novembre 2008

Distraction au volant enjeux et problématiques

Image de Yannick Roy Yannick Roy - Comments Ajouter un commentaire

Voici enfin notre intervention du World usability day du 13 novembre dernier. Nous y avions présenté les problématiques du système attentionnel en situation de conduite pour montrer l’importance d’un design tenant compte, entre autres, des limites de la charge attentionnelle.

Nous vous livrons ici les deux parties de notre présentation. La première, en français, introduit ce que nous entendrons par distraction et présentera le système attentionnel et son implication en situation de conduite où des distractions interviennent.

La seconde partie, en anglais, part du constat que les technologies sont un dangereux distracteur dans le cadre d’une tâche de conduite. Différentes approches scientifiques pour modéliser, mesurer, évaluer et améliorer les interactions sont présentées dans un contexte d’expérience utilisateur.

Partie 1:

Partie 2:

Article posté par Joëlle Stemp
Jeudi 25 Septembre 2008

Une bonne nouvelle: le site de la BBC

Image de Joëlle Stemp Joëlle Stemp - Comments Ajouter un commentaire

Depuis quelques années le site Web de la BBC est ma référence en matière de site de nouvelles.

L’équipe du site arrive à conserver une simplicité de navigation malgré le volume important d’information et en plusieurs langues, sans pour autant succomber (semble-t-il) à la tentation de faire de la page d’accueil une grosse pizza, comme c’est souvent le cas des sites de nouvelles.

S’agit-il d’une volonté interne de conserver le cap sur les utilisateurs versus les différentes instances et départements toujours en demande d’une place de choix sur la page d’accueil. Je ne fais que supposer, si vous avez des informations sur leur stratégie interne, faites-nous en part.

La nouvelle mouture du site Web plutôt orientée 2.0., m’impressionne par sa simplicité, son efficacité et sa facilité d’utilisation.

Plusieurs points positifs me viennent à l’esprit :

  • design minimaliste et simplicité
  • flexibilité et personnalisation bien dosée de l’affichage du contenu et du format (on peut déplacer les blocs d’information sur la page d’accueil, changer les couleurs, réduire la densité informationnelle en affichant plus ou moins d’info)
  • davantage d’éléments enrichis, de vidéos et de participation des internautes
  • transition vers la version web 2.0 bien effectuée et tout en douceur

Le nouveau design n’est pas encore disponible sur l’ensemble du site mais quel beau travail. Impressionnant!

Article posté par Jay Vidyarthi
Mercredi 27 Août 2008

À l`encontre des standards sur un écran tactile.

Image de Jay Vidyarthi Jay Vidyarthi - Comments 3 Commentaires

Alors que je marchais dans la station de métro Berri-Uqam, j’ai remarqué qu’une compagnie de téléphone nommé Koodo (compagnie à bas prix appartenant à Telus) avait mis en place une interface à écran tactile sur les murs de la station. Le système est très flashy, ce qui attire immanquablement l’attention des gens. Néanmoins après avoir utilisé l’interface avec le jeu “Cherche Koodo” j’ai rapidement été frustré par une erreur de conception dans l’interface.

Remarquez que j’éprouve de la difficulté à me déplacer dans carte sur l’écran. Je m’attendais à retrouver dans ce jeu une cohérence entre l’écran tactile et les normes du monde physique me permettant de faire glisser la carte.

Au lieu de cela, l’action de toucher une zone nous fait apparaître directement la carte correspondant à cette zone. Par exemple, lorsque le touche le coin en haut à droite de l’écran, la zone supérieure droite qu’on ne peut pas voir, va venir dans l’écran.

Cette interface n’est pas naturelle et il m’a fallu plusieurs essais pour comprendre. Ma confusion a été augmentée par le fait que parfois le système semblait marcher comme je le pensais. Si vous ne me croyez pas, la prochaine fois que vous prenez le métro, utilisez l’interface et dites-nous ce que vous en pensez !!

Article posté par Marcio Leibovitch
Jeudi 10 Juillet 2008

Comment votre site s’affiche-t-il sur le iPhone ? II

Image de Marcio Leibovitch Marcio Leibovitch - Comments Ajouter un commentaire

Dans le dernier article, on a vu des simulations de quelques sites Web de nouvelles sur le iPhone. Il était clair que certains sites auront des ajustements à faire pour rendre la navigation plus facile via un téléphone portable muni d’un fureteur puissant comme le Safari pour iPhone. Il s’agit surtout d’améliorer l’affichage et de l’optimiser pour l’utilisation avec de petits écrans.

Ce type d’adaptation est le minimum nécessaire si vous voulez que votre site soit utilisable. Dans certains scénarios, il va falloir aller un plus loin et ne pas se contenter seulement d’avoir un bel affichage. La vraie révolution du iPhone, surtout le tout nouveau 3G, va au-delà la simple navigation sur le Web car avec une telle technologie on pourrait imaginer des applications plus intelligentes.

Si on se demande quels sont les sites qui pourraient profiter des nouvelles technologies, comme le GPS par exemple, on pense tout de suite aux sites des agents immobiliers. Imaginez passer devant une maison à vendre et que votre téléphone affiche immédiatement les informations relatives à cette maison. Plus de temps à pedre à naviguer et à chercher vous même parmi les centaines d’annonces sur le site comme on le fait présentement. C’est un scénario d’utilisation assez réaliste avec le iPhone 3G qui débarque cette semaine (ou qui a déjà débarqué si vous lisez ceci après le 11 juillet).

Article posté par Marcio Leibovitch
Jeudi 26 Juin 2008

Comment votre site s’affiche-t-il sur le iPhone?

Image de Marcio Leibovitch Marcio Leibovitch - Comments 2 Commentaires

L’arrivée du iPhone au Canada, comme je l’ai déjà mentionné dans mon blogue précédent, nous apporte une toute nouvelle plate-forme et, avec elle, un tout nouveau paradigme d’interaction humain-machine.

En attendant d’avoir entre nos mains le vrai iPhone (date de lancement au Québec le 11 juillet eh oui, nous sommes de vrais retardataires), j’ai voulu vous faire imaginer avec moi ce que sera l’expérience de navigation dans quelques sites québécois sur avec ce nouveau téléphone. Pour vous donner un aperçu des écrans en format portrait et paysage que vous voyez plus bas, nous avons utilisé le simulateur fourni par Apple.

Dans ce post, nous commençons par des simulations de sites de nouvelles, mais dans les semaines qui viendront, nous mettrons des captures d’écran de sites dans d’autres catégories.

Article posté par Chrystel Black
Mercredi 18 Juin 2008

Matins UX - Il reste deux places pour le matin du 25 juin !

Image de Chrystel Black Chrystel Black - Comments Ajouter un commentaire

Ceux et celles qui apprécient la formule déjeuners-causeries risquent fort d’apprécier le premier de notre nouvelle série des “Matins UX” (lire Matins Expérience Utilisateur).

Le 25 juin de 8h à 9h, Yannick Roy fera une présentation très personnalisée des façons d’optimiser l’expérience utilisateur des sites de ventes au détail, tout cela pendant que vous dégusterez un succulent petit déjeuner.

Il ne reste que deux places ! Faites vite pour réserver la vôtre !

Article posté par Karine Grande
Mercredi 29 Août 2007

“Under My Thumb” (*)

Image de Karine Grande Karine Grande - Comments 1 Commentaire
Tandis que le pouce était déjà symbole de manipulation et de domination dans une chanson des Rolling Stones, c’est maintenant au tour des cellulaires et des consoles de jeux d’être « Under My Thumb ».
Les travaux de Sadie Plant (Université de Warwick, Royaume-Uni) ont en effet montré que « certaines parties du corps se modifiaient pour s’adapter aux nouvelles technologies », notamment celles de la main et plus particulièrement du pouce, lequel accroîtrait sa dextérité et sa robustesse parfois au profit des autres doigts. Ce phénomène a été observé sur la génération des 25 ans et moins.

Photo 1 : Richard Drew / AP (Site de MSNBC);

Photo 2 : Site 4Productions Ltd;
Photo 3 : Nintendo;
Photo 4 : Site Ebay.

La première vidéo ci-dessous montre comment l’index peut-être source de stabilité et de manipulation latérale alors que le majeur, l’auriculaire et l’annulaire assurent une stabilité avant/arrière. Le pouce est quant à lui utilisé pour effectuer toutes les tâches de frappe avec une rapidité surprenante.

video

La deuxième montre l’écriture d’un message texte avec le pouce, quand d’autres auraient utilisé l’index…

video


Qu’est-ce qui a changé ?

Les produits pilotés à distance par une télécommande tels la télévision ou la chaine hi-fi avaient déjà sollicité l’utilisation des pouces, mais seulement de manière sporadique.
La fréquence des interactions serait apparemment le moteur de ce changement morphologique.
Le désir de mobilité et de systèmes miniaturisés a fait naître des outils portatifs intégrant toutes sortes d’applications de messagerie texte pour la communication à distance, en passant par les services Internet.
La manipulation par le pouce permettrait un mouvement minimal engendrant un gain de temps et donc d’efficacité.

Ainsi à moyen et long terme, ces nouveaux modes d’interaction sont-ils à prendre en considération dans la conception d’interface ?

Oui ?
La popularité du téléphone cellulaire est croissante et celle des jeux vidéos n’est pas près de diminuer, ces derniers pouvant à la fois être un outil de loisir, de formation ou encore plus récemment de thérapie médicale.
Leur usage est en constante évolution et l’ajout incessant de fonctionnalités en font des outils de vie jugés indispensables pour certains.
Par ailleurs, ce type de manipulation chez les jeunes utilisateurs impliquent un changement d’affordance (d’incitation) au niveau du design.
Il est donc important que le processus de conception prenne en compte et s’adapte à ces différentes manipulations. D’autant que la tendance est à l’homme-orchestre: téléphoner d’une main et fumer de l’autre, manger ou boire avec la gauche tout en lisant le journal ou en envoyant un courriel sur son blackberry avec la droite… les pouces ne sont pas prêts de se reposer.

Non ?
Un bémol cependant . Il faut garder à l’esprit qu’à trop vouloir solliciter le pouce, de nouveaux problèmes articulaires(1) pourraient émerger comme c’est le cas des troubles musculo-squelettiques (TMS) avec l’utilisation accrue de l’ordinateur, du clavier et de la souris.

La question reste ouverte, du moment que nos mains gardent une forme raisonnable et ne deviennent pas des moignons à deux pouces comme celles des marsupiaux (cf. photo de droite ci-dessous), jusqu’ici tout va bien ;).

Photo de droite: Mains et pieds de Koala –Site de Pittwater Council

(*) Chanson des Rolling Stones, 1966. Littéralement « sous mon pouce /sous ma coupe».
(1) Témoignage d’André Girard, utilisateur de trackball
http://www.andre-girard.com/2006/09/28/effet-dutilisation-prolongee-de-trackball/