Archive for the ‘Technologie et Nouveautés’ Category

Article posté par Jay Vidyarthi
Mercredi 10 Février 2010

Un tiers monde autodidacte

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Je suis de retour depuis peu d’une visite en Inde, pays d’origine de mes parents avant qu’ils n’immigrent au Canada. Ce voyage fut enrichissant à plusieurs égards. Les innombrables découvertes que j’y ai faites sont parsemées d’aspects économiques et technologiques qui pourraient intéresser nos lecteurs. Si vous êtes un grand voyageur, vous les verrez probablement comme des anecdotes de voyage et je vous encourage à partager avec nous vos expériences dans cette partie du monde.

Alors que la majorité des villes indiennes sont de plus en plus occidentalisées et que le pays a la réputation d’être devenu le berceau du développement technologique, la prolifération des technologies a débordé des villes jusque dans les campagnes rurales et même dans les fermes éloignées. Laissez-moi vous en dresser un portrait : imaginez un jeune ouvrier agricole indien, torse nu, les jambes drapées d’une jupe en tissu. Il monte un des taureaux de la famille, l’amenant lentement de l’autre côté du village. Dans une main, il a une baguette en bois qu’il utilise pour conduire le taureau dans la bonne direction, et dans l’autre main, un téléphone cellulaire.

En dépit de ma compréhension limitée de sa langue, je comprends qu’il discute des travaux de la ferme. C’est le genre d’images vivaces dont j’ai été le témoin dans cette campagne éloignée du nord-est de l’Inde. La scène se passe dans une plantation de canne à sucre sans électricité garantie, sans canalisation d’eau (ni eau chaude d’ailleurs!), mais avec deux petites tours de téléphonie cellulaire.

Le tiers monde est en train de faire un bon en avant collectif de 100 ans en développement technologique. Lorsque nous tentions de faire évoluer nos automobiles voraces en essence, nos téléphones à roulettes et nos ordinateurs à tube vacuum vers notre monde de technologie actuelle, le fruit de notre avance s’est mondialisé.

Cet enfant est passé directement d’une situation où il n’avait accès ni à un téléphone, et ni à une ligne de communication, au téléphone cellulaire. Dans un futur proche, je peux imaginer ces enfants du tiers monde s’engager dans des technologies leur donnant accès à leur courriel et à l’exploration du Web (peut-être même que le iPad est une étape dans cette direction d’interface simplifiée donnant accès à Internet?). Plusieurs parlent de la division digitale comme un problème émergeant de notre monde déjà assez débalancé. J’affirmerai que cette division sera comblée par la mondialisation de nos technologies les plus modernes, efficientes et abordables.

Qu’est-ce qu’un accès Internet veut dire pour les gens des campagnes rurales et les citoyens du tiers monde? Malgré les tentatives infructueuses de créer un système d’éducation structuré et organisé (J’ai visité plusieurs écoles rurales indiennes), on note un manque évident d’enseignants engagés qui possèdent une connaissance et des compétences de niveau international. Des anecdotes sont sans arrêt racontées de parenté intelligente ayant réussi à sortir du tiers monde. Et ces histoires ont engendré une génération de jeunes enfants de zones rurales possédant une intelligence et une passion sans borne pour l’éducation, ce qui est paradoxalement devenu rare dans notre monde développé.

La lumière que j’ai vue dans les yeux de cette jeune villageoise de 8 ans qui étudiait l’anglais et la biologie dans des livres, 12 heures par jour de son plein gré, en dit long sur sa détermination à vouloir changer son destin. Son intention claire et ferme de devenir médecin et de déménager à l’étranger est un contraste brutal avec les intérêts d’une jeune enfant du même âge dans le monde développé. La fluidité de sa conversation en anglais avec moi, anglais, qu’elle a d’ailleurs auto appris représente un premier pas bien calculé de son village éloigné à la scéne mondiale.

Au fur et à mesure que les technologies mobiles se développent et que ces jeunes enfants de la campagne ont accès à la richesse des informations disponibles sur Internet, il est fort possible que cet appétit bouillonnant pour l’éducation sera satisfaite par l’auto apprentissage. Le potentiel pas encore mis en valeur des travailleurs ingénieux et non éduqués rencontrés dans les moulins des cannes à sucre à proximité du village pourrait être mis à profit avec l’arrivée des technologies de l’information. L’arrivée sur le marché de populations du tiers monde technologiquement avancées, auto-apprenantes et déterminées peuvent être renversantes et avoir des conséquences sur notre économie, particulièrement dans le contexte de baisse économique vécue ces derniers dix ans.

Comment allons-nous nous préparer à l’assaut de ces nouveaux talents? La première question est très égoïste: comment pouvons nous être compétitifs et renforcer nos compétences et nos expériences uniques ? Plus important encore, comment pouvons-nous altérer nos systèmes économiques et nos exigences afin d’évaluer et embrasser ces personnes talentueuses, tout en sachant qu’elles ont la capacité d’aider à résoudre des problèmes mondiaux en dépit de leur manque de diplômes universitaires et d’attestations officielles?

Article posté par Jay Vidyarthi
Lundi 20 Avril 2009

Pourquoi les gens utilisent Twitter?

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Pour les amoureux d’Internet qui n’ont pas encore pris le train Twitter une question surgit constamment: “Pourquoi les gens utilisent Twitter?”

On pourrait penser que Twitter ressemble à un simple flux du style Facebook avec le principe de mise à jour des différents statuts sans autre caractéristique. Je ne comprenais pas pourquoi le “Tweeting” accrochait tant, alors j’ai décidé de passer une heure à visiter quelques pages Twitter dans le but de comprendre comment et pourquoi les gens utilisent ce service.

J’ai fini par être un peu intoxiqué moi-même. Ironique, je sais…

À ce qu’il me semble, le point distinctif de Twitter vient du fait qu’il permette une forme de relation asymétrique: je peux me connecter sur toi, même si tu ne te connectes pas sur moi. La force de cette idée offre une expérience unique si on la compare à d’autres services comme LinkedIn ou Facebook.  Par exemple, j’ai pu suivre une interaction entre deux musiciens que j’admire, Trent Reznor (de Nine Inch Nails) et Courtney Taylor (de The Dandy Warhols), sans qu’aucun des deux n’ait à approuver quoi que ce soit. J’ai pu donc les suivre sans me faire suivre.  Cette architecture permet aux penseurs et aux éditeurs de contenus de faire la promotion de leur travail, de leurs idées et ce jour après jour, auprès de milliers de fans, sans avoir à se connecter directement à chacun d’entre eux.

À l’inverse, l’architecture symétrique “d’amis” de Facebook n’offre pas ce genre de liberté; à chaque instant, on force les utilisateurs dans une interaction sociale bidirectionnelle. L’équipe de Facebook a identifié ce fait et a tenté d’implanter une interaction semblable en permettant aux créateurs de contenus de créer leurs propres pages lorsque les utilisateurs deviennent des fans, alors que l’architecture asymétrique à la Twitter leur permet de satisfaire leurs besoins tout particulier de créateurs de contenus avec beaucoup plus de grâce et de simplicité.

Je démarre mon expérience Twitter, mais autant que je sache, il me semble qu’il est plus utile de connecter les gens qu’on ne connaît pas entre eux plutôt que de connecter ceux qu’on connaît déjà. Êtes-vous un super utilisateur de Twitter? Corrigez-moi si je me trompe à @jayvidyarthi(en anglais).

Article posté par Jay Vidyarthi
Jeudi 29 Janvier 2009

iPod Touch : baladeur ou iPhone sans téléphone?

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Lorsque j’ai commencé à jouer avec un iPhone, j’étais absolument transporté. Comme je n’avais pas envie de m’enchaîner à un contrat d’abonnement de 3 ans j’étais ravi de constater que le iPod Touch offrait la même type d’interface avec des fonctionnalités quasi similaires, mais sans frais mensuels; somme toute un iPhone sans le téléphone.

Tout en ventant le fait que le iPod Touch me permet de me connecter à mon réseau wi-fi à la maison et m’offre des fonctionnalités étonnantes, je ne peux refreiner le sentiment que Apple ne s’est pas assuré d’offrir une expérience d’écoute rencontrant de hauts niveaux de qualité. En tant qu’entreprise dont l’accent est mis sur les interfaces utilisateurs innovatrices, plusieurs concepteurs et adeptes de Apple grinceront des dents en lisant ce qui suit.

Les deux problèmes identifiés font preuve d’une incapacité à capturer la chaîne des besoins d’un amoureux de musique. Je définirai comme amoureux de musique, toute personne (comme moi) qui est exigeante en matière d’écoute musicale, qui se trouve souvent dans une certaine urgence d’entendre une chanson spécifique et qui ne supporte pas d’écouter une chanson qui ne correspond pas à son humeur du moment.

Les freins d’utilisation du iPod Touch sont en rapport avec l’expérience d’un amoureux de musique dont la librairie musicale est lue de façon aléatoire (random) par le baladeur placé dans le fond de sa poche. J’ai identifié deux problèmes:

1.  Comme j’ai un appareil de 6 gigabytes de musique random envoyée dans mes oreilles, lorsque je marche dans la rue, il est fort probable qu’une chanson qui n’est pas appropriée à mon humeur du moment joue de temps en temps.

Voilà qu’avec mon iPod Touch, je me trouve dans l’obligation de sortir l’appareil de ma poche, d’appuyer sur un bouton pour activer le baladeur, de placer mon doigt sur la glissière à l’écran pour retirer la fonction de veille et finalement toucher l’option correspondante à “la prochaine chanson”. Ici l’utilisateur fait face à une situation assez complexe impliquant deux types d’interactions, haptique et visuelle: interactions amplifiées par le fait de sortir l’appareil de sa poche, ce qui est très frustrant lorsqu’on doit aussi enlever les gants et déboutonner le manteau dans une température extérieure montréalaise de -30C. Peut-être est-il temps que Steve Jobs se paye une petite visite dans la réalité des pays du Nord! Apparemment cette difficulté peut être résolue avec un dispositif placé sur le fil des écouteurs, celui-ci doit être acheté séparément.

Le contraste de facilité d’utilisation entre le iTouch et iPod Shuffle est flagrant. Avec le Shuffle je pouvais sentir la surface du lecteur à travers le tissu de ma poche de manteau, pousser et tenir sur le boutton Play pour retirer le mode veille, toucher le bouton circulaire pour sauter à la chanson suivante. Nul besoin de sortir le ITouch de la poche ou d’acheter un dispositif externe pour réaliser une opération si simple. Au fait, est-ce que j’ai mentionné que ce Shuffle m’a coûté seulement 40$ lorsque je l’ai acheté usagé à mon dépanneur du coin sur la rue Sherbrooke?

2.  J’ai identifié un autre problème à l’écoute de musique random avec le iPod Touch dans la poche. Souvent l’écoute d’une chanson, m’inspire à écouter une chanson différente mais du même genre. Par exemple, le choix aléatoire peut jouer “Shoo Shoo Boogie Boo” de Big Joe Turner et du coup j’aurai plutôt envie d’entendre “Shake, Rattle and Roll” de Big Joe.

On peut trouver sur l’interface du iPod Touch des fonctionnalités utiles me permettant de parcourir les chansons d’un même album/artiste; lorsque c’est le cas et que je sélectionne une de ces chansons, il est impossible de donner l’instruction de revenir à la liste random une fois l’écoute de la chanson terminée. Je suis alors obligé d’attendre la fin de la chanson pour accomplir cette fonction, tout en me forçant soit à tenir mon iPod Touch jusqu’à la fin de la chanson ou bien le sortir de ma poche à nouveau 5 minutes plus tard.

Avec mon iPod Shuffle, la sélection de chansons est limitée, de façon évidente, par la carence d’écran. Mais malgré tout, certaines interactions sont plus faciles. Le iPod Shuffle contrôle l’aspect random avec un dispositif physique. Je peux ainsi le saisir dans ma poche et fermer l’option random, changer de chanson sur le même album, et la remettre à nouveau active. Lorsque la chanson choisie a fini de jouer, le lecteur continuera avec la liste random.

Vous me direz, pourquoi faire tout un plat par rapport à ces difficultés mineures lorsque, de façon évidente, les avantages du iPod Touch comparés au iPod Shuffle sont phénoménaux? Parce que tout ceci est en rapport avec l’expérience utilisateur! Je ne peux m’empêcher d’avoir le sentiment que la sortie du iPod Touch par Apple ressemble à une opportunité d’affaires dont il faut profiter à tout prix, à cause du buzz entourant le iPhone, sans pour autant prendre en compte la fonction et le rôle du baladeur versus le téléphone. Je dois aussi avouer que je me sens victime d’un artifice de marketing qui diminue sérieusement mon sentiment de confiance envers les produits Apple. Et ça c’est un facteur important.

Pour quiconque ne connaît pas Big Joe: Big Joe Turner - Shake Rattle and Roll

Article posté par Jay Vidyarthi
Mercredi 27 Août 2008

À l`encontre des standards sur un écran tactile.

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Alors que je marchais dans la station de métro Berri-Uqam, j’ai remarqué qu’une compagnie de téléphone nommé Koodo (compagnie à bas prix appartenant à Telus) avait mis en place une interface à écran tactile sur les murs de la station. Le système est très flashy, ce qui attire immanquablement l’attention des gens. Néanmoins après avoir utilisé l’interface avec le jeu “Cherche Koodo” j’ai rapidement été frustré par une erreur de conception dans l’interface.

Remarquez que j’éprouve de la difficulté à me déplacer dans carte sur l’écran. Je m’attendais à retrouver dans ce jeu une cohérence entre l’écran tactile et les normes du monde physique me permettant de faire glisser la carte.

Au lieu de cela, l’action de toucher une zone nous fait apparaître directement la carte correspondant à cette zone. Par exemple, lorsque le touche le coin en haut à droite de l’écran, la zone supérieure droite qu’on ne peut pas voir, va venir dans l’écran.

Cette interface n’est pas naturelle et il m’a fallu plusieurs essais pour comprendre. Ma confusion a été augmentée par le fait que parfois le système semblait marcher comme je le pensais. Si vous ne me croyez pas, la prochaine fois que vous prenez le métro, utilisez l’interface et dites-nous ce que vous en pensez !!

Article posté par Marcio Leibovitch
Vendredi 01 Août 2008

iPhone - Génial mais…

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Voici un petit compte-rendu de notre expérience avec le iPhone après trois semaines d’utilisation.

Joëlle - iPhone : jour 20

Pour : le tout-en-un est d’une efficacité étonnante. L’intégration de la gamme d’outils et de fonctionnalités (téléphone mains libres, courriel, accès au Web, ipod, itunes, photos, caméra, GPS, contact, calendrier et la possibilité de télécharger rapidement des widgets, c’est tout simplement un bonheur ! La navigation est simple, la touche « menu » un must, le son et la qualité graphique de très bonne qualité, bref génial ! Les interactions en général sont étonnantes.

Contre : la simplicité a ses compromis ! Personnellement, je trouve qu’il y a trop de fonctionnalités essentielles cachées au deuxième niveau et que je n’ai pas le temps de découvrir par moi-même. Typique d’un comportement de femme axée sur la tâche et non sur l’aspect ludique me direz-vous ? Et oui, les hommes et les femmes ne se comportement pas de la même façon face à la technologie. Peut-être ne suis-je pas l’audience cible ? Heureusement qu’il y a un Marcio (un homme ludique) dans le bureau d’à côté, qui lui explore et découvre le potentiel de ce petit appareil et à qui régulièrement je demande : « Marcio, est-ce que tu sais comment on peut faire ceci ou cela…? ».

Certaines de ces fonctionnalités essentielles qui ne sont pas présentes en premier niveau m’ont causé quelques petits grincements :

  • La recherche rapide de contacts placée tout en haut de la liste des contacts est cachée dès qu’on descend dans la liste et on peut ne pas la repérer avant longtemps. Une fois qu’on sait qu’elle est localisée tout en haut, on remonte rapidement au début de la liste en maintenant le doigt pressé sur la barre de défilement à droite et hop !
  • L’ajout d’un nouveau nom dans les contacts: il faut trois manipulations pour ajouter un contact, une manipulation de trop à mon avis.
  • La lecture du courrier où deux icônes ne me semblent pas assez explicites: dossier avec une flèche en bas qui amène au menu principal de la gestion de l’entité de courrier et flèche à gauche pour répondre à un message (cette iconographie est d’habitude utilisée pour revenir en arrière).
  • La localisation des caractères accentués. Là encore, il faut chercher longtemps. En fait, il faut maintenir la pression 1 ou 2 secondes sur la lettre et sélectionner ensuite les caractères accentués qui s’affichent dans une bulle juste au-dessus.
  • Le déplacement des blocs d’outils sur l’écran d’accueil. Il faut maintenir une pression sur un des outils (ou carrés) et dès que les carrés tremblent, alors on peut les déplacer d’une page à l’autre.
  • Autre point, le degré de dextérité et de précision nécessaire à l’utilisation du clavier et les erreurs fréquentes m’ont découragé à plusieurs reprises de répondre à un courriel à partir du iPhone, attention aux gros doigts!
  • Dans la même veine, la trop grande finesse de précision pour « attraper » une touche comme celle de l’effacement rapide d’un courriel dans la liste de réception. C’est toujours un peu par hasard qu’il apparaît et le degré de probabilité de le faire apparaître à nouveau est faible, 3 fois sur 4 j’appuie au mauvais endroit et le courriel s’ouvre, obligeant à des allers-retours pour revenir à la liste de réception.
  • Autre point, l’écran devient sale très vite, il faut le nettoyer souvent.

Pour conclure, j’aime mon nouveau gadget, une fois les fonctionnalités découvertes, elles me semblent tellement transparentes et évidentes « évidemment ! ».

Marcio : iphone : jour 21

Pour : L’intégration de toutes les fonctionnalités dans un seul dispositif est très bien faite. L’efficience de l’interface multitouches est bonne avec, entre autres, l’utilisation le doigté naturel (glisser, ouvrir les doigts, les fermer, etc.), l’aptitude à recréer la sensation de toucher le bouton (dans le clavier par exemple par l’agrandissement du caractère tapé) alors qu’il s’agit d’un clavier virtuel.

La fluidité des interactions est incroyable dans le sens où les transitions et l’interface respectent les lois physiques du monde réel et cela vient aussi du fait que nous cerveaux ont développé une capacité de prédire la réaction des objets. L’accélération et le feedback très naturel des actions correspondent au modèle mental que nous avons tous par rapport au comportement du monde réel. L’aspect “machine” du dispositif est masqué par un design d’interaction très sophistiqué.

Contre : le clavier exige un peu de patience, mais il n’est pas impossible de l’utiliser, il faut quelques jours de pratique. Le fait d’utiliser un étui antichocs rend plus difficile l’utilisation des touches situées à l’extrémité gauche et droite, et cela nous empêche aussi de bien cibler les touches à l’écran (il faut dire qu’un étui est vraiment nécessaire).

La correction automatique de textes est un irritant majeur. J’écris principalement en français et en portugais et, peu importe la langue choisie pour l’interface, le correcteur est toujours en anglais et il n’y ne semble pas y avoir de façon de le désactiver ! Ces deux facteurs ensemble font en sorte que l’écriture d’un message s’avère très longue et frustrante. (En fait, je viens de trouver la façon de changer la correction automatique dans une autre langue que l’anglais, mais pas comment la désactiver… ). Quelqu’un?

Une autre chose qui n’a pas rapport à l’interface, mais qui a un impact sur l’expérience globale d’utilisation c’est la durée de la batterie, qui n’est vraiment pas terrible. Même avec très peu d’utilisation, l’appareil exige une recharge par jour au minimum. Est-ce le prix à payer pour tant de fonctionnalités?

Article posté par Jay Vidyarthi
Lundi 28 Juillet 2008

La recherche sur la perception au service de la conception d`interfaces audio

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Les connaissances reliées à la perception humaine s’avèrent souvent utiles pour bien comprendre et améliorer les interactions entre l’humain et la machine, et le domaine des interfaces audio n’échappe pas à cette tendance. Les recherches en psychophysique auditive s’intéressent à la représentation du son dans le cerveau humain d’un point de vue perceptif. Plusieurs percées dans ce domaine trouvent écho dans le développement d’appareils dont l’interface audio est adaptée à des besoins bien spécifiques. Les deux innovations suivantes, reliées à la perte de l’audition, en sont de bons exemples.

Prenons d’abord le cas des dispositifs d’amplification du son conçus pour le gens souffrant de perte de l’audition. Les utilisateurs de tels dispositifs éprouvent depuis longtemps des difficultés à converser au téléphone lorsqu’ils utilisent leur appareil, celui-ci rendant souvent la conversation insoutenable, en raison de multiples interruptions dues à une amplification erratique. Ce problème est amplifié (pardonnez le jeu de mots !) par l’inhabilité de ces appareils à distinguer les sons « utiles » de la simple cacophonie ambiante, problème plus sérieux que jamais avec l’usage maintenant généralisé du téléphone mobile dans les endroits publics. Une solution viable à ce problème semble être ce nouveau dispositif sans fil de Nokia, le Wireless Loopset, qui agit en même temps comme un casque sans fil (Bluetooth) pour téléphone mobile et un amplificateur de son optimisé. La solution semble prometteuse, car elle est à la fois complète et élégante.

Une autre démonstration provient de l’étude de la presbyacousie, c’est-à-dire la perte, avec l’âge, de la sensibilité auditive qui se reflète par une incapacité à entendre les sons de hautes fréquences. Ce phénomène est progressif et serait dû à une dégénérescence de certains récepteurs neuraux dans la cochlée (élément de l’oreille interne dont un des rôles consiste à séparer les sons complexes en composantes individuelles). Fait étonnant, parmi les premiers « chercheurs » à avoir adopté ces connaissances au domaine des interfaces se trouvent…de jeunes étudiants britanniques aux intentions pas très scientifiques ! En effet, ceux-ci remplacèrent leurs sonneries de téléphones cellulaires par une sonnerie à fréquence très élevée, baptisée « mosquito » par la firme de sécurité à son origine. Bien que cette sonnerie fut initialement développée pour faire fuir les jeunes flâneurs des endroits public sans indisposer les adultes, ironiquement, ces jeunes l’utilisèrent plutôt pour s’adonner à l’échange de messages texte en pleine classe et à l’abri de leurs professeurs plus âgés. Cette dernière anecdote soulève deux questions :

  • Comment intégrer ce principe à un produit commercialement viable (et éthique) ?
  • Etes-vous suffisamment jeune pour entendre ce son ?
Article posté par Marcio Leibovitch
Jeudi 10 Juillet 2008

Comment votre site s’affiche-t-il sur le iPhone ? II

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Dans le dernier article, on a vu des simulations de quelques sites Web de nouvelles sur le iPhone. Il était clair que certains sites auront des ajustements à faire pour rendre la navigation plus facile via un téléphone portable muni d’un fureteur puissant comme le Safari pour iPhone. Il s’agit surtout d’améliorer l’affichage et de l’optimiser pour l’utilisation avec de petits écrans.

Ce type d’adaptation est le minimum nécessaire si vous voulez que votre site soit utilisable. Dans certains scénarios, il va falloir aller un plus loin et ne pas se contenter seulement d’avoir un bel affichage. La vraie révolution du iPhone, surtout le tout nouveau 3G, va au-delà la simple navigation sur le Web car avec une telle technologie on pourrait imaginer des applications plus intelligentes.

Si on se demande quels sont les sites qui pourraient profiter des nouvelles technologies, comme le GPS par exemple, on pense tout de suite aux sites des agents immobiliers. Imaginez passer devant une maison à vendre et que votre téléphone affiche immédiatement les informations relatives à cette maison. Plus de temps à pedre à naviguer et à chercher vous même parmi les centaines d’annonces sur le site comme on le fait présentement. C’est un scénario d’utilisation assez réaliste avec le iPhone 3G qui débarque cette semaine (ou qui a déjà débarqué si vous lisez ceci après le 11 juillet).

Article posté par Marcio Leibovitch
Jeudi 26 Juin 2008

Comment votre site s’affiche-t-il sur le iPhone?

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L’arrivée du iPhone au Canada, comme je l’ai déjà mentionné dans mon blogue précédent, nous apporte une toute nouvelle plate-forme et, avec elle, un tout nouveau paradigme d’interaction humain-machine.

En attendant d’avoir entre nos mains le vrai iPhone (date de lancement au Québec le 11 juillet eh oui, nous sommes de vrais retardataires), j’ai voulu vous faire imaginer avec moi ce que sera l’expérience de navigation dans quelques sites québécois sur avec ce nouveau téléphone. Pour vous donner un aperçu des écrans en format portrait et paysage que vous voyez plus bas, nous avons utilisé le simulateur fourni par Apple.

Dans ce post, nous commençons par des simulations de sites de nouvelles, mais dans les semaines qui viendront, nous mettrons des captures d’écran de sites dans d’autres catégories.

Article posté par Marcio Leibovitch
Jeudi 12 Juin 2008

Le design d’interface pour le iPhone

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L’arrivée du iPhone au Canada dans les prochaines semaines est une opportunité incroyable pour les développeurs d’applications et, par conséquent, pour les designers d’interfaces.

Cette nouvelle plate-forme qui nous permettra pour la première fois de créer des interactions vraiment riches pour les téléphones portables, ce qu’on n’a jamais été capable de faire auparavant à cause des limitations très contraignantes de ces petits dispositifs.

On est tous, chez Yu Centrik, très excités par cette opportunité et ça va faire déjà un an, depuis la sortie du iPhone aux États-Unis, qu’on fait des recherches et des études par rapport à l’application de critères ergonomiques à la création des interfaces pour le iPhone.

D’ici la fin de l’année, nous offrirons une formation spécifique pour la conception d’interface pour le iPhone. Ceux et celles qui veulent être informés lorsque les dates de cette formation seront disponibles, peuvent s’inscrire ici pour recevoir un courriel d’invitation.

Pour reçevoir le courriel

Article posté par Chrystel Black
Mardi 16 Octobre 2007

Wii - un exemple d’interface instinctive

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Avez-vous lu que les ainés sont tombés à bras raccourcis sur la Wii ? Cela ne peut que nous réjouir ! On savait la Wii populaire auprès des enfants, des ados et de leurs parents. Et voilà qu’en plus, leurs grands-parents s’y mettent. Enfin, un objet technologique qui rassemble les générations ! La popularité de cette console est telle qu’à la fin du second trimestre de 2007, les ventes avaient dépassé les prévisions du fabriquant Nintendo.

La Wii fait disparaître les dernières barrières psychologiques que les aînés pouvaient encore avoir envers les jeux électroniques. À quoi tient ce soudain engouement ?
J’ai lu sur un des multiples blogues traitant de la question le commentaire d’un certain Don Hahn, 76 ans, ancien champion de bowling qui parle de son expérience avec ce même jeu sur la Wii:

“C’est vraiment très réaliste. Vous pouvez même mettre de l’effet sur la boule. » dit Hahn, après avoir fait un abat avec la Wii. “J’ai déjà joué à Pac-Man un peu, mais avec ça au moins on bouge, on fait quelque chose, on n’est pas assis là à pousser des boutons et à attraper un tunnel carpien! »

Ré-jouis-sant vous dis-je !

Mais, plus qu’un produit attrayant et facile d’utilisation pour tous, la Wii intègre les dernières avancées en matière d’interfaces à reconnaissance de gestes (gesture recognition). Bill Buxton, chercheur principal chez Microsoft, explique dans un de ses ouvrages (1) que la recherche sur ce genre d’interfaces existe depuis au moins 25 ans et qu’elle atteindra son apogée dans une période de temps comparable à celle qui s’est écoulée entre l’invention de la souris en 1965 et le moment où elle a atteint la statut de dispositif de pointage incontournable - “lors de la sortie de Windows 95″. C’était, disons, en 1990.

Une des principales qualités de la Wii, comme des autres produits qui utilisent une forme ou une autre de reconnaissance du geste, est qu’elle permet à l’utilisateur d’interagir physiquement avec l’information, en lui offrant une des formes de feedback les plus naturelles qui soient: le feedback ‘haptique’, qui engage le sens du toucher chez l’utilisateur; c’est un mode de retour d’information que les interfaces multimodales nous permettent maintenant d’intégrer de manière presqu’optimale.
Quand vous pensez retour d’info haptique, pensez aux consoles de jeux, qui utilisent la vibration dans les contrôles depuis des années.
La Segway PT (sorte de trottinette avançant par simple inflexion en avant du corps) signale les erreurs à l’utilisateur en imposant une résistance sur le panneau de contrôle. Le feedback haptique peut ainsi compenser la faiblesse des autres méthodes de feedback, comme les earcons (sons audios), moins pratiques dans des environnements bruyants. Plus intéressant encore, ce type de feedback peut aussi réduire la surcharge visuelle en évitant à l’utilisateur de chercher constamment des confirmations visuelles que le système a reçu les bonnes informations, permettant ainsi à l’utilisateur de concentrer son regard sur d’autres détails. Le clavier du iPhone, malgré de grandes qualités par ailleurs, n’a pas intégré le feedback haptique pour signaler quelle touche a été touchée ni quand elle l’a été, et donc l’utilisateur doit constamment confirmer visuellement chaque touche pressée que le système doit processer. Une compagnie, Immersion, offre des façons de simuler des senstions tactiles pour les dispositifs mobiles, par l’émission d’impulsions précises par le biais du dispositif de vibration à l’intérieur d’un intervalle de 5 msec suivant l’entrée de données.

Quand tous les autres modes d’interaction échouent à éliminer l’ambiguité, les designers doivent se tourner vers les stimulis les plus pertinents selon le contexte d’usage. C’est comme cela qu’on va utiliser des earcons dans les interfaces vocales pour signifier la saisie d’une mauvaise touche. Cela permet à l’utilisateur de savoir immédiatement qu’il doit resaisir son NIP, plutôt que de devoir écouter un interminable message lui demandant de bien vouloir resaisir son mot de passe, etc. Avec la Wii, lorsque vous naviguez à l’écran, la Wiimote vous indique, par de légères vibrations, que vous êtes dans une zone active dans le contexte de votre usage. Cela vous permet de comprendre instinctivement que vous êtes on au bon endroit et de procéder.

Voilà, parmi tant d’autres, le type de qualité qui permet à une interface d’être intéressante au plus grand nombre…

1) Buxton, Bill, “An Incomplete Roughly Annotated Chronology of Multi-Touch and Related Work,” from Multi-Touch Systems That I Have Known and Loved.

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