Archive for the ‘Meilleur et pire’ Category

Article posté par Cynthia Savard
Jeudi 17 Mars 2011

Devrions-nous concevoir nos formulaires avec le style Mad Libs ?

Image de Cynthia Savard Cynthia Savard - Comments 3 Commentaires

Un des principaux objectifs de la conception de formulaires est de faire en sorte que les utilisateurs puissent accomplir leurs tâches efficacement, dans un délai acceptable tout en ayant une expérience positive.

Nous concevons généralement les formulaires avec l’intention d’en améliorer l’efficience tout en réduisant les aspects de complexité et en garantissant une certaine cohérence. On minimise alors la charge cognitive de l’utilisateur en permettant un décodage rapide des données à entrer. Cette façon de faire des formulaires n’a pas changé radicalement depuis ces dix dernières années et nous répétons un savoir-faire, une routine qui fonctionnent bien.

Une nouveauté a fait son apparition il y a quelque temps. Encensé par le gourou des formulaires Luke Wroblewski et l’expert en utilisabilité Jared Spool, les Mad Libs sont de plus en plus populaires. Essayons de comprendre ce qui en est.

Mais d’où viennent-ils ?

Selon Wikipédia, un Mad Libs est un jeu de mots dans lequel un joueur doit compléter les mots manquants dans une phrase ou une histoire.

Dans le cas d’un formulaire, au lieu de présenter une suite de libellés et de cases à compléter, on demande l’information sous une forme narrative. On en retrouve quelques exemples sur le web :

Jeremy Keith a été l’un des premiers designers à créer un formulaire de style Mad Libs pour son site de partage de musique Huffduffer en 2008. Il a écrit sur son blogue : Je partage le cri de ralliement de Luke W. : « mort aux formulaires ! ». Je n’ai pas réussi à éliminer complètement le formulaire d’inscription sur Huffduff, mais au moins, j’ai réussi à les rendre plus amicaux.

Il est intéressant de noter que certains logiciels utilisent cette stratégie depuis longtemps pour faciliter la compréhension de la logique de l’ordinateur par les non-programmeurs. On voit ici le smart mailbox de l’application Mail d’Apple.


Est-ce que ça marche vraiment ?

Bien que les MadLibs aillent à l’encontre des bonnes pratiques d’expériences utilisateur classique, ils semblent donner des meilleurs taux de conversion dans certaines situations. Il n’existe que quatre études comparant les taux de conversion des Mad Libs à ceux des formulaires traditionnels – et elles ont presque toutes des problèmes de méthodologie.

L’exemple de Vast.com

Tout a commencé avec l’article de Luke W sur les résultats du site Vast.com conçu par Ron Kurti et son équipe – l’exemple classique que l’on retrouve partout sur Internet. Leurs tests comparatifs ont montré une augmentation de 25 à 40% du taux de conversion.

Ce Mad Libs a vraiment l’allure d’une lettre qu’on enverrait à quelqu’un. Il y a également quelques modifications mineures au niveau de la saisie du numéro de téléphone et de la boite de commentaires.
L’étude Kalzumeus

Le contre exemple vient de l’article Lessons from Mad Libs Signup Fad : Do your own tests. Le ton de l’article montre clairement l’opinion de l’auteur sur les Mad Libs. Il y fait référence en parlant de « décision de design loufoque » ( goofy design decision ).

Selon cette étude, les tests comparatifs montrent une diminution de 22% du taux de conversion (27.55% pour le formulaire traditionnel contre 21.73% pour le Mad Libs). Ce test a toutefois été sévèrement critiqué pour l’esthétisme et le texte de la version MadLibs. L’auteur affirme l’avoir fait en 10 minutes, et ça parait. Nous ne pouvons cependant qu’être d’accord avec sa conclusion : faites vos propres tests !

Le Netmedia Group

Après avoir entendu parler de l’étude de Wroblewski, les gens du Netmedia group ont décidé de l’essayer par eux-mêmes et de faire leurs propres tests. Dans son article, JR Farr rapporte les résultats d’une étude comparative sur l’une de leurs pages d’accueil. Ils ont pris la peine de faire un formulaire Mad Libs invitant.

Après quelques semaines, ils ont obtenus une différence de 25% dans le taux de conversion, soit 4.3%
pour les Mad Libs contre 3.4% pour le formulaire traditionnel. Malheureusement, ils ne fournissent pas
d’information sur la grandeur des échantillons…
Le CFD Group

Le CFD Group, bien que sceptique à prime abord, a aussi entreprit de vérifier par eux-mêmes en faisant leurs tests comparatifs. Ils ont donc créé une page d’accueil pour une campagne de génération de pistes dans le domaine des services financiers.

Cette étude est celle qui donne le plus de détails sur la méthodologie utilisées et les données recueillies. Après 20 jours, chaque site a reçu environ 1800 visites. Ils ont remarqué un taux de conversion supérieur de 12% pour la version Mad Libs (taux de conversion de 11.79% comparé à 10.49%). On est loin du 25 à 40% rapporté par les autres études, mais c’est tout de même une bonne amélioration.

Mais est-ce que je devrais les utiliser ?

Bien que les premières études semblent démontrer une amélioration du taux de conversion, il reste de nombreux éléments à considérer. En cherchant des exemples et autres articles sur Internet, nous avons identifié les avantages et inconvénients de cette nouvelle façon de faire.

Les pours

1. C’est nouveau et c’est différent

Même sans tenir compte du taux de conversion, la nouveauté peut créer un intérêt pour votre site web. Ce qui est nouveau attire, c’est connu. Vous n’avez qu’à regarder en ligne !

2. On encourage l’utilisateur à lire le texte

Souvent, surtout lorsqu’il s’agit de tâches répétitives, on essaie d’éviter de forcer l’utilisateur à lire de longues instructions. Cependant, quand on parle d’un formulaire d’inscription qui demande très peu d’information, encourager l’utilisateur à lire peut aider à prévenir les erreurs.

On pourrait dire « Mon prénom est__________ et mon nom de famille est ________________ » et
limiter voire éliminer les erreurs d’inversion de nom/prénom. Le contexte et la séquence logique de la
conversation aide à déduire l’information demandée.

3. C’est engageant

Tout comme JR Farr du NetMedia Group, nous croyons que, quand un utilisateur commence à compléter un formulaire MadLibs, il y a plus de chances pour qu’il se rende jusqu’au bout. JR Farr a écrit : « Avec le bon texte et la bonne mise en page, ils (les MadLibs) donnent à la page une impression personnelle, tout en retenant votre utilisateur ».

4. C’est plus humain et moins machine

Au lieu de présenter l’information de la façon dont les bases de données le demande, on la présente d’une manière plus familière. On crée alors un ton de conversation qui peut être cohérent sur tous les points de contact : en ligne, au téléphone ou en personne.

Il est plus agréable de se faire répondre « bonjour, puis-je avoir votre nom ? » au lieu de se faire demander froidement « bonjour, votre nom ? ». On passe d’un mode « nous vous posons des questions » à un mode «parlez-nous de vous ».

5. C’est flexible

Au Canada, presque tout ce que nous faisons est bilingue. Lors de la traduction de l’anglais au français, certaines étiquettes deviennent très longues. Le designer doit alors laisser de grands espaces blancs pour s’assurer que les deux versions puissent être placées dans la page, ou encore créer une grille pour chaque langue. Un formulaire Mad Libs n’est pas soumis à une grille alignée à droite ou à gauche, éliminant ainsi les restrictions sur la longueur des instructions.

Les contres


1.La vitesse de balayage est ralentie

Même ceux qui n’aiment pas les formulaires classiques doivent reconnaitre que c’est la manière la plus rapide de survoler l’information. De plus, la différence évidente entre les libellés et les champs à remplir réduisent les risques de confusion. Avec le style narratif, il est plus difficile de voir le nombre de champs à remplir et un néophyte peut avoir de la difficulté à comprendre ce qu’on attend de lui.

2. Un usage limité à certains contextes

Par son côté informel, les Mad Libs ne conviennent pas à tous les contextes. Par exemple, il est difficile d’imaginer qu’une grande compagnie d’assurance change ses formulaires « pour nous joindre » pour suivre la mode. Certains pourraient trouver le ton infantilisant plutôt qu’amical. Nous avons quand même trouvé une banque qui les utilise, (banksimple.com) ce qui laisse croire que les Mad Libs fonctionnent dans plus de situations qu’on aurait pu le croire à l’origine.

3. Une traduction plus difficile

La localisation est souvent un problème. Un formulaire Mad Libs dont le texte fonctionne en anglais ne s’adapte pas automatiquement à une autre langue. Chaque langue a sa propre syntaxe et l’ordre des mots dans une phrase peut varier de l’une à l’autre. Il est toujours possible de refaire les phrases ou d’ajuster le code sous-jacent, mais les formulaires traditionnels sont plus facile à gérer à cet égard (bien qu’ils ne soit pas parfait comme on l’a vu plus tôt).

4. Une conception plus complexe

Un Mad Libs qui marche demande quand même un bon effort : un texte engageant, amical avec des phrases complètes mais pas trop longues – et idéalement l’ordre des mots demeure le même dans plusieurs langues. Et le tout doit avoir une présentation soignée… Alors qu’un formulaire traditionnel est tellement commun qu’un programmeur sans notion de design peut créer un formulaire d’inscription fonctionnel très facilement.

5. Un changement dans les attentes des utilisateurs

Typiquement, remplir un formulaire est une étape critique d’un processus (achat, inscription etc.) Apporte un changement majeur à cette étape peut effrayer un client potentiel – et l’envoyer ailleurs.  Les gens peuvent être déstabilisés par la nouveauté, comme le montre les vagues de critiques que provoquent les modifications à l’interface de Facebook.

6. Demande un niveau d’alphabétisme plus important

La présence plus importante du texte peut donner l’impression que le formulaire Mad Libs est plus long à compléter. Le problème est d’autant plus important pour ceux qui visitent un site dans une autre langue, ou ceux qui éprouvent des difficultés en lecture. Par exemple, au Canada, près de 6 millions de personnes ont un taux d’alphabétisme en-deça du niveau secondaire dans leur langue maternelle.

Conclusion

Après notre recherche, nous avons encore des questions sans réponse :

  • Ce type de formulaire convient à quel type de profil d’utilisateur ?
  • Dans quel contexte sont-ils appropriés ? Le travail ? Le divertissement ?
  • Quelles en sont les contraintes ?
  • Quels types d’information peuvent être recueillis par les Mad Libs? Et est-ce qu’il y a des informations pour lesquelles ça ne marche pas ?

En conclusion, bien que cette méthode semble prometteuse, on devra faire des études plus poussées, avec différents profils d’utilisateurs à l’international pour vraiment savoir à quoi s’en tenir.

Ce blogue a eté écrit en collaboration avec Josée Laganière et a été publié initialement en anglais sur le site du Global User Research.

Références

[1]http://www.uie.com/brainsparks/2010/02/11/spoolcast-moving-beyond-static-forms-with-luke-wroblewski/
[2]http://adactio.com/journal/1521/
[3]http://en.wikipedia.org/wiki/Mad_Libs
[4]http://abclifeliteracy.ca/en/literacy-myths

Article posté par Yannick Roy
Lundi 28 Septembre 2009

De l’humour dans les messages d’erreur

Image de Yannick Roy Yannick Roy - Comments 4 Commentaires

Une bonne gestion des erreurs en ergonomie logicielle passe par:

  • Le signalement qu’il y a une erreur;
  • L’indication claire d’où se situe l’erreur;
  • L’explication en contexte de comment corriger l’erreur.

Il existe plusieurs types d’erreurs qui peuvent dépendre d’une action de l’utilisateur, d’un problème du système et selon le contexte, elles peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves.

Chaque type d’erreur devra se gérer de manière adaptée. Certes, signaler, indiquer et expliquer l’erreur est une bonne chose, mais la façon de le dire apportera aussi une expérience et une satisfaction différente.

Par exemple, lorsque l’erreur est forcément due à une étourderie comme une interversion de deux lettres ou un ajout de caractère, utiliser un trait d’humour viendra toujours apaiser l’utilisateur et dédramatiser la présence du message qui parfois peut exaspérer. Je dirais que ne pas ridiculiser l’utilisateur et rester poli sont 2 notions incontournables dans la rédaction des messages. Yahoo exploite parfaitement cela et vous pouvez voir ci-dessous un message affiché lors de l’inscription à Flickr.

Article posté par Yannick Roy
Jeudi 23 Avril 2009

Le captcha (2/2) : alternatives et bonnes pratiques

Image de Yannick Roy Yannick Roy - Comments 1 Commentaire

Je parlais dans un précédent billet du captcha, de sa raison d’être, de sa facilité à être franchie et que le moyen consistant à brouiller plus encore le captcha devient aussi une difficulté pour l’humain.
Cependant, en cherchant les différentes stratégies possibles pour satisfaire la sécurité et permettre à l’utilisateur de passer cette étape, je me suis rendu compte qu’il existait beaucoup de variantes au captcha.  Voici un petit tour d’horizon de ceux-ci.

Le captcha classique


1. Inscription msn

Le captcha animé

2. Notice.fr

Avantage :
- Le captcha n’est pas dévoilé au complet à un instant t et/ou son environnement bouge constamment. Cela augmente la difficulté pour un robot.

Inconvénient :
- Le temps d’attente pour revoir les chiffres que l’utilisateur pourrait avoir manqués nécessite de rester attentif durant la totalité de l’animation.

Le captcha spécialisé

3. http://random.irb.hr/

Avantage :
- La compréhension du captcha est difficile pour un robot.

Inconvénients :
- Le temps de calcul pour l’humain est trop long par rapport à la lecture d’une série de chiffres et de lettres.
- Seules les personnes familières avec ces équations pourront utiliser le service. (Si cela est l’objectif, c’est parfait, sinon il vaut mieux éviter de perdre des utilisateurs).
- Les réponses à ce genre de captcha sont souvent simples pour ne pas augmenter le risque d’erreur, donc peu fiables. Ex. si la réponse était 1,748242149… Devra-t-on arrondir et à quelle décimale ? (Ici la réponse est 0…)

Le captcha basé sur le langage


4. Captcha de langage - Quel est le contraire de chaud ?

Avantages :
- Difficulté pour un robot de déterminer la syntaxe de la question et ainsi faire le lien entre les nombres et la réponse attendue ou les mots “contraire” et “chaud” pour le second captcha.
- Sur une question simple, la réponse sera facile et rapide pour l’utilisateur.

Inconvénients :
- Nécessite un gros travail de rédaction de questions pour qu’elles soient simples et induisent une réponse sans hésitation.

Le Captcha basé sur la reconnaissance

5. http-//www.interaction-design.org/

Avantage :
- Il est complexe pour un robot de pouvoir reconnaitre les formes sur les photos et de les identifier. D’autant plus que le détail et la qualité sont faibles, laissant une grande marge à l’erreur.

Inconvénient :
- Encore une fois, il faut faire attention. La reconnaissance d’un animal, par exemple, peut ne pas être évidente. On ne peut pas pré-supposer que les utilisateurs pourront trouver la réponse à cette “énigme”. Il est important de toujours avoir la possibilité d’obtenir un autre captcha qui pourrait correspondre au domaine de connaissance de l’utilisateur. Cela est valable pour tous les captchas.

Ainsi donc, il existe beaucoup de variantes dans les captchas et nous en avons vu de façon assez succinctes, les forces et les faiblesses. Ces captchas varient dans leur présentation, dans les interactions que doit effectuer l’utilisateur mais aussi dans les capacités cognitives qu’il doit mettre en œuvre: le langage, la reconnaissance de formes, le raisonnement (calcul, …).

Bien qu’il existe des méthodes d’analyse et de conception de formulaire permettant d’avoir une bonne idée de l’origine humaine ou non de celui qui a rempli le formulaire, elles sont selon moi des pratiques pouvant être rapidement contournée par le concepteur du robot. Par exemple, cacher un champ au yeux de l’utilisateur alors qu’il sera rempli par un robot pourrait facilement être contourné. Les patterns de ces pratiques sont bien plus simple à repérer que de modéliser des mécanismes cognitifs par un algorithme.

En conséquence, et même s’il peut paraître étrange d’avoir à prouver son humanité, il est plus intéressant de ne pas standardiser la forme du captcha et de continuer d’en offrir une grande variété, même au sein d’un unique service. Imaginons par exemple un service Y qui offre un captcha différent (de façon aléatoire) pour chaque accès à sa page d’inscription. Cela serait plus complexe, voire impossible à franchir pour un robot car il devra déterminer le type d’action et de réponse attendue face au problème posé par le captcha.
Néanmoins, il faut établir des “normes” car la difficulté réside dans la forme du captcha et la population doit pouvoir facilement et rapidement passer à travers cette étape, car elle ne doit surtout pas constituer un frein à l’accès au service en ligne. D’où l’importance de connaître les caractéristiques de ses utilisateurs et les mécanismes cognitifs mis en jeu pour franchir le captcha.

Article posté par Yannick Roy
Vendredi 17 Avril 2009

Le captcha (1/2) : en perte d’efficacité

Image de Yannick Roy Yannick Roy - Comments 1 Commentaire

Si vous êtes un Internaute surfant régulièrement sur la toile vous avez sûrement déjà souscrit à des services en ligne comme une messagerie, des sites de e-commerces ou des réseaux sociaux…
Vous aurez alors remarqué que lors de l’inscription, vous devez livrer certaines  informations vous concernant et passer le “test” du captcha.

Ce système nommé captcha (Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart) trouve sa source auprès du célèbre Alan Turing et vise à empêcher les “non humains” de s’inscrire. On peut aisément imaginer que les personnes gérant des sites ne souhaitent pas avoir un contenu de personnes fictives qui utilise leur espace.

Ce test du captcha se base sur les capacités visuelles ou auditives de l’humain et cela ressemble à l’illustration ci-dessous. Quant à l’aspect auditif du captcha, il s’adresse le plus souvent aux personnes ayant une déficience visuelle, mais je n’aborderai pas ceci dans mon propos.

Malheureusement, ce système de protection est de moins en moins efficace et les robots parviennent à passer le test de plus en plus facilement. Par exemple, les pages d’inscriptions proposés par Yahoo ou Google sont franchies par les robots plus d’une fois sur 5.

Une réponse courante à l’évolution de ces robots est une augmentation de la complexité des captchas. Les chiffres et lettres deviennent de plus en plus déformé et le bruit, c’est à dire l’information non pertinente qui environne ces lettres devient lui aussi plus grand rendant ainsi cette étape plus difficile pour les utilisateurs.
Même si cela ne nous empêche pas de passer la sécurité, cela force à un traitement plus long pour déchiffrer le texte. Ainsi, le risque d’erreur devient plus grand et le temps passé à remplir le formulaire augmente lui aussi. L’utilisateur aura une expérience  mitigée alors qu’il n’aura pas encore utilisé le service pour lequel il s’inscrit.
Dans la suite de ce blog, nous verrons qu’il existe de nombreuses variantes au captcha tel qu’on le connait dans sa forme la plus courante et que ses formes peuvent peut-être être un moyen de rendre la tâche plus difficile aux robots et plus simple à l’utilisateur.

Références:
http://www.w3.org/tr/turingtest/
http://fr.wikipedia.org/wiki/test_de_turing
http://www.theinquirer.fr/2008/04/17/les_captcha_sont_crackes_en_moins_dune_minute.html

Article posté par Jay Vidyarthi
Mardi 20 Janvier 2009

“Press OK to Cancel”

Image de Jay Vidyarthi Jay Vidyarthi - Comments Ajouter un commentaire

Sans commentaires !

J’ai surligné les problèmes d’utilisabilité criants, voici l’exemple parfait de “comment confondre les utilisateurs…”.

Article posté par Pierre-Alexandre Lapointe
Vendredi 26 Septembre 2008

Le site de Cyberpresse se renouvelle

Image de Pierre-Alexandre Lapointe Pierre-Alexandre Lapointe - Comments Ajouter un commentaire

Question de poursuivre sur la même thématique que Joëlle, qui nous parle du site de la BBC, permettez-moi de revenir sur l’événement de la semaine dans le Web québécois : Cyberpresse, l’un des sites d’information les plus fréquentés au Québec, vient de subir une refonte majeure. En tant que grand utilisateur de ce site, je ne pouvais passer sous silence cette transformation drastique. Voici mes premières impressions à chaud du nouveau site mis en ligne le 23 septembre dernier.

La page d’accueil est très dense et pourrait initialement effrayer certains utilisateurs, mais les visites subséquentes vont rapidement faire en sorte que les utilisateurs s’approprient ses fonctionnalités et surtout ses raccourcis. Cette approche du « tout sur l’accueil » convient bien aux sites d’information fréquentés souvent. La présentation des quatre articles vedettes sous une forme horizontale, plutôt que dans une liste verticale diminue en outre le défilement et convient ainsi aux utilisateurs pressés, qui visitent le site à chaque demi-heure (je ne vise personne ici !).

Quant à la navigation principale, elle demeure peu changée. Le concept d’onglets, très familier, annonce les principales sections sur deux niveaux. Le troisième niveau de navigation, situé directement à droite du titre de la sous-section, parait toutefois moins bien intégré et ne ressort pas suffisamment. On pourrait lui donner un visuel rappelant davantage qu’il s’agit d’un menu.

On applaudira en outre les fonctionnalités liées aux articles (tel que l’envoi à par courriel), qui sont maintenant intégrées directement dans la page plutôt que dans une fenêtre externe, et ce sans encombrement supplémentaire, grâce à l’utilisation du principe de divulgation progressive. La présentation des articles connexes est par ailleurs bien localisée, pratiquement au centre de l’écran, et il est difficile de la manquer.

Soulignons également l’efficacité de la page de météo. Mis à part les menus déroulants de choix de villes, qui peuvent paraitre ambigus à priori, il est difficile d’être plus clair et limpide en termes de présentation d’information.

En page d’accueil et d’entrée de sections toutefois, le fait que les amorces d’article ne présentent pas une phrase complète complique la lecture car l’utilisateur ne peut pas se faire une idée claire de l’intérêt de l’article pour lui : il doit pour cela aller consulter l’article. La navigation complètement en bas de page est pratique, et permet à l’utilisateur qui n’a pas trouvé ce qu’il cherchait d’avoir un panorama élargi du contenu, sans déranger les autres utilisateurs.

Par ailleurs, la grande photo des journalistes dans les pages d’éditorial et de blogues est à priori intimidante, surtout si vous disposez d’un grand écran. Ces photos seront vues des milliers de fois par les utilisateurs, on peut se questionner sur ce choix, surtout parce qu’elles n’apportent pas de contexte supplémentaire à ce qui est raconté, si ce n’est que l’identification de l’auteur.

Somme toute, une refonte exécutée avec soin et bien maîtrisée, misant sur l’accès rapide aux informations avant tout. Les tests d’utilisabilité réalisés pendant le développement ont visiblement bien servi l’équipe de conception.

Article posté par Joëlle Stemp
Jeudi 25 Septembre 2008

Une bonne nouvelle: le site de la BBC

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Depuis quelques années le site Web de la BBC est ma référence en matière de site de nouvelles.

L’équipe du site arrive à conserver une simplicité de navigation malgré le volume important d’information et en plusieurs langues, sans pour autant succomber (semble-t-il) à la tentation de faire de la page d’accueil une grosse pizza, comme c’est souvent le cas des sites de nouvelles.

S’agit-il d’une volonté interne de conserver le cap sur les utilisateurs versus les différentes instances et départements toujours en demande d’une place de choix sur la page d’accueil. Je ne fais que supposer, si vous avez des informations sur leur stratégie interne, faites-nous en part.

La nouvelle mouture du site Web plutôt orientée 2.0., m’impressionne par sa simplicité, son efficacité et sa facilité d’utilisation.

Plusieurs points positifs me viennent à l’esprit :

  • design minimaliste et simplicité
  • flexibilité et personnalisation bien dosée de l’affichage du contenu et du format (on peut déplacer les blocs d’information sur la page d’accueil, changer les couleurs, réduire la densité informationnelle en affichant plus ou moins d’info)
  • davantage d’éléments enrichis, de vidéos et de participation des internautes
  • transition vers la version web 2.0 bien effectuée et tout en douceur

Le nouveau design n’est pas encore disponible sur l’ensemble du site mais quel beau travail. Impressionnant!

Article posté par Yannick Roy
Mercredi 10 Septembre 2008

Une bonne question de sécurité ?

Image de Yannick Roy Yannick Roy - Comments Ajouter un commentaire

Rappelons d’abord rapidement l’intérêt et les conditions d’utilisation de ces questions. On utilise les questions secrètes (ou de sécurité) le plus souvent lorsque l’utilisateur oublie le mot de passe de son compte. Cela permet de garantir que la personne qui va réinitialiser le mot de passe est bien celle qu’elle prétend être. Bien sûr, aucun système n’est infaillible, mais cela réduit considérablement les risques.

Le principe est le suivant : lors de la création d’un compte, généralement auprès d’un service dans lequel vous avez des données personnelles sensibles (banque, messagerie, etc.), on demande à l’utilisateur de choisir une ou plusieurs questions de sécurité pour lesquelles lui seul saura donner la réponse. Elles doivent être aussi sécuritaires qu’un mot de passe sans être « encryptées ». C’est là que réside le défi !

Fig. 1 - Exemple de question de sécurité chez Paypal

Dans un futur plus ou moins proche, si l’utilisateur souhaite modifier son mot de passe, il devra être en mesure de fournir la réponse aux questions de sécurité qu’il avait sélectionnées. Évidemment, pour “simplifier”, les différents services auxquels il s’inscrit n’offrent pas toujours la même liste de questions !

Article posté par Pierre-Alexandre Lapointe
Jeudi 04 Septembre 2008

N’ajustez pas votre appareil ! Cet objet existe vraiment !

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L’incohérence flagrante entre les télécommandes des innombrables systèmes audio-vidéo existants a déjà fait l’objet de nombreux commentaires ergonomiques, mais je tenais à partager cette anecdote de vacances avec vous.

Voici donc sur quoi je suis tombé lors de mon séjour dans un chalet sur le bord du Lac-Saint-Jean la semaine dernière.

On dirait un objet tout droit sorti d’un film de science-fiction de série Z, n’est-ce pas ? Détrompez-vous, c’est une simple télécommande de téléviseur. Mais c’est dans le souci d’embêter l’utilisateur que l’objet impressionne tant : non respect de l’ordre naturel des touches numériques, présentation de celles-ci en deux colonnes plutôt que les trois habituelles, libellés insuffisamment contrastés, tenue en main difficile, utilisation de symbole non standards pour le volume…

À sa décharge, le modèle de téléviseur est très ancien, mais tout de même !

Article posté par Pierre-Alexandre Lapointe
Mercredi 16 Janvier 2008

Jeux vidéo : Comment gâcher l’expérience de jeu en négligeant l’ergonomie

Image de Pierre-Alexandre Lapointe Pierre-Alexandre Lapointe - Comments 1 Commentaire

Durant les Fêtes, il fait bon se retrouver entre amis ou en famille autour d’un jeu vidéo, histoire de rire un bon coup. J’ai eu l’occasion de jouer un peu pendant mes vacances, et déformation professionnelle oblige, c’est avec un regard d’ergonome que j’ai mesuré la qualité des différents jeux essayés. J’ai été étonné une fois de plus de voir à quel point des détails à priori minimes peuvent avoir un effet de lassitude important chez les joueurs. Prenez le jeu Super Monkey Ball : Banana Blitz, sur la console Wii. Le jeu a déjà plus d’un an d’existence, mais il constitue un exemple parfait pour illustrer mon propos. J’expose ici quelques problèmes identifiés dans ce jeu autrement plutôt amusant.