Archive for the ‘Médias sociaux’ Category

Article posté par Jay Vidyarthi
Lundi 20 Avril 2009

Pourquoi les gens utilisent Twitter?

Image de Jay Vidyarthi Jay Vidyarthi - Comments 1 Commentaire

Pour les amoureux d’Internet qui n’ont pas encore pris le train Twitter une question surgit constamment: “Pourquoi les gens utilisent Twitter?”

On pourrait penser que Twitter ressemble à un simple flux du style Facebook avec le principe de mise à jour des différents statuts sans autre caractéristique. Je ne comprenais pas pourquoi le “Tweeting” accrochait tant, alors j’ai décidé de passer une heure à visiter quelques pages Twitter dans le but de comprendre comment et pourquoi les gens utilisent ce service.

J’ai fini par être un peu intoxiqué moi-même. Ironique, je sais…

À ce qu’il me semble, le point distinctif de Twitter vient du fait qu’il permette une forme de relation asymétrique: je peux me connecter sur toi, même si tu ne te connectes pas sur moi. La force de cette idée offre une expérience unique si on la compare à d’autres services comme LinkedIn ou Facebook.  Par exemple, j’ai pu suivre une interaction entre deux musiciens que j’admire, Trent Reznor (de Nine Inch Nails) et Courtney Taylor (de The Dandy Warhols), sans qu’aucun des deux n’ait à approuver quoi que ce soit. J’ai pu donc les suivre sans me faire suivre.  Cette architecture permet aux penseurs et aux éditeurs de contenus de faire la promotion de leur travail, de leurs idées et ce jour après jour, auprès de milliers de fans, sans avoir à se connecter directement à chacun d’entre eux.

À l’inverse, l’architecture symétrique “d’amis” de Facebook n’offre pas ce genre de liberté; à chaque instant, on force les utilisateurs dans une interaction sociale bidirectionnelle. L’équipe de Facebook a identifié ce fait et a tenté d’implanter une interaction semblable en permettant aux créateurs de contenus de créer leurs propres pages lorsque les utilisateurs deviennent des fans, alors que l’architecture asymétrique à la Twitter leur permet de satisfaire leurs besoins tout particulier de créateurs de contenus avec beaucoup plus de grâce et de simplicité.

Je démarre mon expérience Twitter, mais autant que je sache, il me semble qu’il est plus utile de connecter les gens qu’on ne connaît pas entre eux plutôt que de connecter ceux qu’on connaît déjà. Êtes-vous un super utilisateur de Twitter? Corrigez-moi si je me trompe à @jayvidyarthi(en anglais).

Article posté par Chrystel Black
Samedi 18 Avril 2009

Connectivité = Pauvreté

Image de Chrystel Black Chrystel Black - Comments Ajouter un commentaire

Vous avez bien lu mon titre.

Je ne ne fais que reprendre ici les termes de Virginia Heffernan qui, dans le New York Times, réfléchit sur le thème d’une conférence prononcée par le célèbre cyberpunk Bruce Sterling lors de la conférence South By Southwest.

Sterling annonçait à la conférence d’Austin, TX, que  le symbole le plus clair de pauvreté réside dans la dépendence aux “connexions” telles qu’Internet, Skype et le SMS. “Poor folk love their cellphones!

Tout semble partir du phénomène Twitter, qui créerait un phénomène de dépendance chez les gens mais, semble-t-il, pas chez tout le monde. Seuls les gens qui dépendent de Twitter pour rester “dans le réseau” usent et abusent de cet outil jusqu’à en saturer les ondes électroniques.

Seul l’homme riche (selon la définition Nietzschéenne du terme) peut, lui, éteindre ses outils technologiques quand bon lui semble, parce qu’il n’en a pas un “besoin” vital. Cela lui laisse l’occasion de cultiver des loisirs “nobles” (encore selon la définition Nietzschéenne du terme), tels que méditer dans la solitude, ou fumer un bon cigare entre amis dans un salon recouvert de bois précieux en écoutant des vinyles… toutes ces choses qui restent, inexorables, et “ne peuvent se faire copier ou corrompre d’un simpe click de souris“.

Selon Sterling, les gens qui considèrent les connexions de type Twitter comme une richesse sont “chétifs, plus chétifs encore que nos pauvres dollars touchés par l’inflation“.

Mais alors là où l’article frappe fort, c’est qu’on nous dit, à nous, plébéiens, que ces connexions sont des dettes alors que nous avons la faiblesse de penser qu’elles sont des richesses. Huh ? Voici: Nous vivrions sur le Web des conditions inhumaines de surpopulation (Facebook, Twitter, tous ces sites où notre intimité est largement piétinée) que nous supportons parce que nous n’aurions pas les moyens de nous offrir l’intimité ! Nous serions même passivement ravis de cette ghettoisation !

Bruce Sterling serait-il devenu un cybersnob ?

J’en connais certains, qui crient partout que tout bon homme d’affaires qui se respecte devrait tenir un blogue et twitter, qui vont manger leurs Blackberry…

Lire l’article: Let Them Eat Tweets