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Article posté par Chrystel Black
Vendredi 06 Février 2009

De la conception de systèmes en centre d’appels

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La gestion de centre d’appels est une discipline en soi (call center management).
Une partie de cette discipline consiste à assurer la conception des systèmes qui permettent aux représentants au service à la clientèle de procéder à l’ensemble des transactions qui peuvent être apportées au compte d’un client. Une des problématiques souvent rencontrées en centres d’appels est la productivité des ressources (les représentants) et lors d’analyses, on se rend notamment à l’évidence que les systèmes informatisés qui sont mis à leur disposition pour exécuter leurs tâches sont sous-optimaux; d’où les nombreux projets de refonte de ces systèmes.
Notre firme a été mandatée à quelques reprises déjà pour travailler à la refonte de systèmes de centre d’appels et je dois dire que j’aime toujours travailler sur de tels projets.

J’apprécie le fait que les processus soient complexes, les impératifs de qualité et de productivité élevés et les caractéristiques des utilisateurs très variées. De beaux défis pour des designers !

J’apprécie aussi que, sur de tels systèmes, le design ait un double impact : à la fois du côté de la productivité du représentant au service à la clientèle (et sur la satisfaction qu’il a dans son travail) mais aussi, du côté de l’expérience du consommateur à l’autre bout du fil et donc, sur la satisfaction globale envers la marque.
Pour une seule intervention de design, l’impact est donc double, à la différence de ce qu’il peut être lorsque l’on conçoit une application ou un site du strict côté du consommateur.
Cependant, si les impacts sont amplifiés, les risques ne le sont pas nécessairement en proportion; ce qui importe c’est de bien connaître les règles et principes qui dirigent la conception de systèmes en centres d’appels et les appliquer rigoureusement.

Voici quelques-uns des principes que nous veillons à appliquer lors de la conception de systèmes en centre d’appel :

1 - Connaissez votre centre d’appel

Vous devez connaître comme si vous y étiez né le business auquel vous vous attaquez (service public ou privé, ventes de biens ou de services ou les deux, centre de dépannage, support technique, etc.).
De même, les règles d’affaires, les politiques et procédures, la formation des gens (durée, coûts, formation initiale versus continue), les indicateurs de performance (nombre d’appels traités, temps d’attente) et l’organisation des équipes (niveaux d’expertise, taux de roulement, quarts de travail, aiguillage par compétence…), plus rien ne doit vous être inconnu.

2 - Observez sur le terrain

On ne le dira jamais assez : OBSERVEZ les représentants, SUR LEUR TERRAIN. Assoyez-vous à côté d’eux et écoutez les questions qu’ils posent au client, les formulations qu’ils emploient, leur jargon, les informations qu’ils cherchent, les aide-mémoires qu’ils se mettent partout sur leur bureau. Émerveillez-vous de tous les trucs qu’ils trouvent pour faire patienter le client lorsque le système tombe en panne ou qu’ils ne trouvent tout simplement pas l’information demandée…
Ouvrez vos oreilles et vos yeux d’analystes! Dans ce domaine, ce qui est lu reste abstrait alors que ce qui est vu est compris instantanément et ouvre sur des perspectives créatives.
Sachez la différence entre la tâche prescrite et la tâche réelle (ce qui est montré en formation versus ce qui est fait sur le terrain).
Modélisez la tâche réelle et identifiez les opportunités d’automatisation et d’amélioration des interfaces pour mieux soutenir la tâche.
N’oubliez pas que ce qu’on veut dans la plupart des cas, c’est diminuer l’astreinte cognitive sur les gens, pour augmenter leur disponibilité d’écoute. Cette disponibilité cognitive est d’autant plus importante si l’on exige des représentants qu’ils vendent des produits dérivés dans le court laps de temps que dure la conversation téléphonique. Ils doivent être “tout” là…

3 - Concevez par prototypage

Avant toute chose: les superviseurs, les formateurs et les représentants ne SONT PAS des concepteurs de systèmes !
Bien qu’ils possèdent sur le bout de leurs doigts les règles d’affaires et les politiques du centre d’appel, bien qu’ils connaissent à fond leur clientèle, ils ne sont pas qualifiés pour concevoir et tester les interfaces qui leur permettront de faire efficacement leur travail.
Le corollaire à ça: les programmeurs ne devraient pas non plus avoir une trop grande latitude à la créativité. Même s’ils veulent bien faire en apportant des améliorations, il faut savoir que les designs ont été rigoureusement testés et validés et que le moindre changement peut avoir un impact sur la performance.

Bien avant les méthodes Agile, je concevais par prototypage rapide et le plus interactif qui soit possible, et je pense que je ne me suis jamais gourée en appliquant cette méthode: plusieurs petits prototypes partiels testés et améliorés valent mieux qu’un exhaustif, long à faire, et sur lequel il est trop compliqué de revenir en arrière…

Basez votre design sur des cas typiques et des scénarios catastrophes, qui feront en sorte que l’interface supporte les cas problèmes tout en étant optimisée pour les cas ” typiques “.
Je recommande aussi la mise sur pied d’un groupe pilote, composé autant de représentants novices que d’experts, qui suivra le projet dans son ensemble et participera à des séances de brainstorming (rigoureusement animées par vous - rappelez-vous que les utilisateurs ne sont pas des concepteurs) mais qui vous en apprendra beaucoup sur les cas typiques et moins typiques et sur les besoins de soutien des novices et les tactiques des experts.

4 - Testez, testez, testez encore!

Plusieurs tests successifs sur les prototypes précédemment identifiés vous permettront de trouver plus de 80% des irritants du système et de les régler dans les prototypes ultérieurs.
Combien de tests ? Allez, puisque vous voulez un chiffre, disons que quatre tests successifs devraient permettre d’amener le design à une bonne maturité.
Identifiez un échantillon représentatif de participants aux tests. Le groupe pilote sera votre première référence pour l’évaluation des prototypes: il pourra noter les améliorations ainsi que les régressions du système (cela peut très bien arriver).
Cependant, ce groupe ne devrait pas être l’unique référence pour l’évaluation de prototypes : il est bon aussi d’intégrer des gens qui n’ont pas participé au groupe pilote pour avoir des commentaires issus de ceux qui n’ont encore rien vu.

5 - Gérez le changement

Un nouveau système amène inévitablement son lot de changements dans la culture et les pratiques d’entreprise.
Un système de parrainage ou de mentorat où les gens du groupe pilote sont jumelés à d’autres pour un transfert d’expertise peut aider à réduire le potentiel de résistance au changement: vu qu’ils ont aidé à mettre le système sur pieds, ils sont plus motivés à faire en sorte que leurs pairs l’apprécient.
Mais le changement d’outil de travail doit se faire avec le plus grand souci du respect des gens possible. Les gens ne sont pas réfractaires au changement, mais ils veulent comprendre pourquoi on change leurs habitudes et qu’est-ce que cela va leur apporter de mieux dans leur travail.
Un bon design fera en sorte que cela soit évident à leurs yeux.

Article posté par Joëlle Stemp
Mardi 20 Janvier 2009

Portrait de Yu Centrik

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On parle de nous sur Alliance Numérique !

Article posté par Marcio Leibovitch
Mercredi 16 Juillet 2008

Utilisable?

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Pas grand-chose à dire sur ce panneau qui n’aide pas le visiteur d’une ville à trouver son chemin de retour…

Article posté par Pierre-Alexandre Lapointe
Jeudi 17 Août 2006

15 chandelles pour le Web !

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Pour souligner les 15 ans du Web, John Naughton, du journal britannique Observer, dresse le portrait de 15 sites Web qui sont passés à l’histoire. Selon Naughton, les sites Web choisis ont tous contribué, chacun à leur manière, à jeter les bases de l’expérience Web moderne.

Outre les inévitables Google et eBay, notons surtout la présence de YouTube, Wikipedia, Blogger (que nous utilisons pour notre blogue) et MySpace. Ces sites se sont révélés extrêmement populaires du fait que les utilisateurs peuvent, de diverses manières, participer, collaborer, bref, faire partie d’une communauté virtuelle toujours en expansion, bénéficiant ainsi d’un contenu en constant renouvellement. Voilà, à mon sens, le « killer app » du Web par rapport aux autres médias : un contenu riche, facilement accessible et jamais trop daté, le tout présenté de façon suffisamment invitante pour que l’on se dise : et pourquoi pas moi ?

Article posté par Dory Azar
Mercredi 28 Juin 2006

A quel point connaît-on notre internaute?

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On se fait souvent une image très abstraite et générique de l’internaute « moyen ». Une certaine tendance consiste en effet à croire que tout le monde dispose à peu près du même système informatique que nous. C’est caractéristique de l’être humain : nous faisons (trop !) facilement des généralisations à partir de notre expérience personnelle et notre environnement plutôt qu’à partir de données quantitatives crédibles.

Malheureusement, ni les compagnies, ni les développeurs de logiciels, ni les designers, qui en principe devraient être dévoués à leurs utilisateurs, ne font exception à ce mode de pensée. Pour plusieurs, l’utilisateur, quels que soient ses motifs, sera toujours capable de s’adapter…et par « s’adapter » on sous-entend « se procurer les nouvelles technologies ».

La technologie évolue à une vitesse telle qu’on arrive de moins en moins à la rattraper! Jusqu’à date, 35.2% des Québécois ne sont pas branchés à Internet dans leurs foyers. Par conséquent, si l’industrie de développement d’applications s’attend à viser 80% des internautes québécois à domicile dans le secteur du Web, en réalité elle n’en vise que la moitié.

Connaître ses utilisateurs ne se limite pas donc à savoir leurs compétences linguistiques, intellectuelles et éducatives mais surtout à connaître et reconnaître la diversité des environnements techniques dans lesquels ils évoluent.
Quel genre d’ordinateurs, de plateformes, de navigateurs et de configurations utilise-t-on? De quelle vitesse de connexion dispose-t-on? etc…Les réponses à ces questions sont primordiales si l’utilisateur constitue réellement un facteur important dans la balance.

Dans le cadre de ce blogue, nous exposons une série de statistiques à prendre en considération pour le développement d’interfaces Web destinées au public. Ces statistiques proviennent essentiellement de recherches du CEFRIO et d’Ipsos ainsi que des statistiques du serveur w3schools.com, visité par plusieurs centaines de milliers de personnes par jour.

1. Type d’ordinateurs utilisés

Une recherche du CEFRIO a été faite montrant le taux de possession de différents appareils ou services numériques dans les ménages québécois.
Il est intéressant de noter que 64.7% des Québécois possèdent un ordinateur de bureau tandis que 15% possèdent un ordinateur portable.
Bien que 15% n’est pas un taux négligeable, on s’attend à ce que ce taux d’utilisation explose dans les années à venir vu que le Canada tient la deuxième position dans l’utilisation WI-FI au monde, derrière le Japon.

2. Branchement Internet

Parmi les 64.8% des Québécois possédant une connexion Internet dans leur foyer, 49.3% sont connectés à la haute vitesse (25.4% câble, 23.9% téléphonie) et 15.5% utilisent toujours leur connexion basse vitesse.

3. Plateformes / Systèmes d’exploitation

Le système d’exploitation le plus utilisé selon les sources de w3schools.com de 2006 est Windows XP avec un taux de pénétration de 73.5%. Mac et Linux sont utilisés respectivement par 3.6% et 3.5% des internautes de w3schools.

4. Navigateurs

Internet Explorer 6 est le navigateur le plus utilisé avec un taux de 58.7% jusqu’en Juin 2006. Firefox détient le second rang avec un taux de 25.1% et le reste se partage entre Internet Explorer 7, Mozilla, Netscape et Opera.

5. Résolution

Plus de la moitié des utilisateurs sondés sur w3schools.com utilisent une résolution de 1024 x 768 (57%). Cependant un taux significatif de personnes utilisent une résolution 800 x 600 (20%) et 6% continuent à utiliser des résolutions encore plus petites. Autre fait intéressant : 17% des personnes sondées sur ce site utilisent des résolutions plus élevées que 1024 X 768.

6. Couleurs

Aujourd’hui, 81% des internautes possèdent des écrans de 24 ou 32 bits. Cependant 16% des personnes utilisent des écrans de 16 bits et 3% ont des écrans de 8 bits.

Ce compte-rendu sur les différentes statistiques peut servir à toute compagnie qui développe des applications destinées à une utilisation sur le Web. L’essentiel est de retenir que ces statistiques existent et que nul ne devrait les négliger dans une démarche de conception ergonomique de site Web ou de logiciel destiné au large public.
Cependant, quand on conçoit pour des utilisateurs bien spécifiques, ces résultats quantitatifs ne peuvent en aucune manière prévaloir sur la prise en compte du contexte et situation personnels des utilisateurs cibles .